Publié le : 23rd novembre 2020

 

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Répression des manifestations en Iran

International Observatory Human Rights – Ce mois-ci marque l’anniversaire du soulèvement iranien de 2019. Cette année-là, une série de manifestations nationales ont appelé à un changement de régime et à la destitution de Hassan Rouhani et de l’ayatollah Ali Khamenei.

Les manifestations de 2019 dans 190 villes iraniennes

Les manifestations ont eu lieu dans plus de 190 villes dans les 31 provinces iraniennes. Elles sont finalement devenues les manifestations antigouvernementales les plus violentes et les plus inédites depuis la révolution de 1979. Il y a eu avec 1500 morts et plus de 7000 arrestations. Un représentant des forces de sécurité du régime iranien a décrit les manifestations comme suit : « plus complexes et leur catastrophe plus palpable que celles de 1999, 2008 et 2017. »

La violence qui a répondu à ces protestations a rappelé que le régime iranien est déterminé à supprimer les droits de son peuple à la liberté d’expression, d’association et de réunion.

La résistance iranienne accusée

De nombreux responsables iraniens et des médias officiels ont imputé les troubles aux Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI), la principale opposition. Elle aurait apporté un soutien logistique, tactique, financier et de renseignement aux manifestations. Le Guide suprême, Ali Khamenei, avaient déclaré que les protestations étaient : « une question de sécurité » et « non un mouvement populaire. »

Cependant, un an plus tard, aucun responsable ou auteur n’a été tenu responsable de cette violation éhontée des droits humains.

Au lieu de cela, l’Iran a arrêté à nouveau des prisonniers politiques libérés et des membres de l’OMPI/MEK. En effet, il craignait l’explosion de protestations de masse à l’occasion de l’anniversaire du soulèvement de 2019. Par conséquent, il a continué à faire un usage douteux des droits de l’homme.

Arrestation de prisonniers politiques

Tout au long du mois de novembre 2020, les agents du ministère du renseignement ont fait des descentes au domicile de plusieurs anciens prisonniers politiques. Ils ont arrêté Saeed Asghari, Saeed Samimi, Kasra Bani-Ameriyan et Sina Zahiri. Puis ils les ont emmené à la prison d’Evine de Téhéran.

En outre, les autorités judiciaires iraniennes ont intensifié leurs poursuites contre les défenseurs des droits humains. Tous ceux qui avaient dénoncé des abus en détention.  Elles ont engagé des poursuites contre deux militants emprisonnés. Ceux qui avaient publié des lettres alléguant des mauvais traitements depuis septembre 2020.

La justice a engagé des poursuites contre les personnes qui dénoncent des mauvais traitements dans les centres de détention iraniens. Cela démontre un « sens déformé de la justice », selon Tara Sepehri Far, chercheuse sur l’Iran à Human Rights Watch.

Impunité du régime des mollahs

Les violations continues des droits humains par le gouvernement iranien sont en partie le résultat de l’impunité dont jouissent de nombreux responsables iraniens.  Le fait est que le Guide suprême de l’Iran Ali Khameni, est resté le chef d’État non élu. En plus il jouit d’une totale impunité depuis son arrivée au pouvoir en 1989.

Les persécutions constantes du régime iranien contre ceux qui réclament le changement ont une fois de plus démontré leur mépris flagrant pour la liberté et les droits du peuple.