Publié le : 18th février 2021

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CSDHI – Les violations des droits humains en Iran sont une pratique devenue macabrement banale.

L’arrestation d’Ahmad Saedi et la main de sa grand-mère fracturée par les pasdarans

Des agents des services de renseignement des pasdarans (IRGC) ont cassé la main de la grand-mère d’Ahmad Saedi lors de son arrestation à Hamidiyeh, Ahwaz. Les services du renseignement des pasdarans ont arrêté le deuxième membre de la famille Saedi à Ahwaz. Le lundi 8 février, des pasdarans ont fait une descente au domicile d’Ahmad Saedi. Puis, ils l’ont emmené dans un lieu inconnu.

Violence des services du renseignement des pasdarans

Ahmad Saedi est un militant civil arabe iranien et un poète de l’époque. Il a 26 ans et il est marié. Le motif de son arrestation est inconnu.

Les autorités iraniennes ont déjà arrêté Ahmad Saedi en 2018. Elles lui reprochaient d’avoir collecté des dons publics pour les victimes des inondations à Dasht-e Azadegan, ainsi que pour un certain nombre d’autres comités populaires.

Il y a trois mois, les autorités ont également arrêté son frère, Abbas Saedi, pour des raisons inconnues. Elles l’ont transféré à la prison de Sheiban. Abbas Saedi est actuellement détenu au secret dans la prison de Sheiban.

Selon les rapports, lors de l’arrestation d’Ahmad Saedi, les pasdarans ont blessé sa grand-mère à l’épaule. Elle se trouve actuellement à l’hôpital.

Prise d’otages des pasdarans

Avant l’arrestation d’Ahmed, ils ont pris le père de la famille en otage. Ils l’ont maintenu en prison jusqu’à l’arrestation d’Ahmed.

La vague d’arrestations de militants Ahwazis se poursuit. Le 10 février, les services du renseignement ont exécuté trois personnes à Susangard. Les détenus sont Ayub Sharifi, 29 ans, marié, Hassan Halafi Sharifi, 23 ans, marié, et Yousef Sharifi, 26 ans, marié. Des agents des services du renseignement les ont tous arrêtés et transférés à Téhéran. Leur statut est inconnu.

Marjan Eshaghi, étudiante en sciences politiques, condamnée à cinq ans de prison

La cour d’appel a condamné Marjan Eshaghi, étudiante à l’université de Téhéran, à cinq ans de prison. Les forces du régime ont arrêté Mme Eshaqi, étudiante en sciences politiques à l’université de Téhéran, pour avoir participé au soulèvement de novembre 2019. Auparavant, la justice iranienne l’avait condamnée à un an de prison et quatre ans avec sursis devant la branche 15 par le tribunal révolutionnaire de Téhéran.

La Cour d’appel de Téhéran a prononcé la sentence et lui a récemment notifiée. Elle a condamné Mme Eshaghi à quatre ans de prison avec sursis et à un an de prison pour conspiration contre la sécurité nationale. La cour a déclaré que sa participation aux manifestations étudiantes de novembre 2019 était un exemple de ces crimes.

Exécution d’un prisonnier baloutche sans condamnation à mort à Birjand

Les autorités ont exécuté un prisonnier baloutche à la prison de Birjand. Elles sont susceptibles d’en exécuter cinq autres. Le 13 février, les agents du régime ont soudainement exécuté un citoyen baloutche iranien nommé Jamal al-Din Barahui à la prison de Birjand. Des informations supplémentaires indiquent que Jamal al-Din Barahui, 40 ans, fils de Khodadad du village de Sefidabeh dans le district de Nasrabad à Zabol, est mort par pendaison dans la prison de Birjand. Les autorités l’ont exécuté pour trafic de drogue.

Jamal al-Din a été condamné à 27 ans de prison

Les forces du régime ont arrêté Jamal al-Din, il y a environ deux ans, au poste de contrôle de Salabad à Birjand. La justice l’a condamné à 27 ans de prison. Mais soudain, elles ont transféré ce prisonnier jeudi dans le quartier de quarantaine de la prison pour son exécution. Elles l’ont pendu le samedi 13 février.

La nouvelle indique que la famille de ce citoyen baloutche est allée rendre visite à son proche pour la dernière fois vendredi. Ils ont pu le rencontrer.

Source : Iran Focus (site anglais)