Publié le : 23rd janvier 2020

exécution iranCSDHI – Le régime des mollahs a procédé à l’exécution d’un nouveau prisonnier iranien, reconnu coupable de « meurtre avec préméditation ». La pendaison a eu lieu à la prison centrale de Mashhad, en Iran.

Selon le quotidien Khorasan, le 14 janvier 2020 au matin, un prisonnier a été exécuté à la prison centrale de Mashhad.

prisonnier exécuté iranL’identité du détenu, âgé de 50 ans, condamné à mort n’a pas été dévoilée par les médias officiels iraniens.

Le prisonnier a été arrêté et condamné à mort pour avoir « assassiné » son cousin. C’est tout ce que l’on sait. (Source : Quotidien d’État du Khorasan – 20 janvier 2020)

Un étudiant kurde meurt sous la torture

Pourya Naseri Khah mort sous la torture iranPourya Naseri-Khah, un étudiant kurde de Kermanshah en Iran a perdu la vie sous la torture dans une prison de Karaj, en Iran. Il étudiait le génie civil.

Les forces de sécurité ont arrêté Pourya le 16 novembre 2020, l’accusant d’avoir participé à des manifestations contre le régime. La famille a suivi son affaire mais les organes de sécurité ont nié sa mort. Plus de 20 jours après sa mort, ils ont remis son corps à sa famille, avertissant qu’ils n’avaient pas le droit d’organiser une cérémonie de deuil pour lui. (Kurdpa – 19 janvier 2020)

Le recours à la torture, en milieu carcéral, est presque devenu un fait banal en Iran. De nombreux témoignages de prisonniers et prisonnières en attestent. La torture est déclinée sous de nombreuses formes, toutes aussi détestables et inhumaines les unes que les autres : Le régime des mollahs a inventé plus de 70 méthodes de torture, notamment, sectionner les mains et les pieds, arracher les yeux, serrer la tête des prisonniers avec un étau et violer les femmes et les hommes. Les prisonniers politiques en sont principalement les victimes, pour briser leur volonté ou extorquer des aveux forcés ou simplement les tuer.

Rappelons que l’article 38 de la Constitution iranienne stipule que « toutes les formes de torture… sont interdites » et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), auquel l’Iran est partie, énonce à l’article 7 : « Nul ne sera soumis à torture ou à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. »

Pourtant, la torture en Iran sous la tutelle d’un juriste islamique, ou Velayat-e Faqih, ne peut être comparée aucune autre torture dans aucun autre pays. Le régime iranien justifie religieusement que la torture est « Tazir » (ce qui signifie punition).

 

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