Publié le : 29th juillet 2020

5 manifestants condamnes a mort en iranCSDHI – La Cour suprême en Iran a confirmé la condamnation à mort de cinq manifestants arrêtés par les forces de sécurité lors du soulèvement de décembre 2017-janvier 2018.

 

Il s’agit de Mehdi Salehi-Ghaleh-Shahrokhi, Mohammad Bastami, Majid Nazari-Kondori, Hadi Kiani et Abbas Mohammadi.

Selon certaines sources, chacun de ces hommes a été condamné à mort à deux reprises pour « guerre contre Dieu » et « baghi (prise d’armes contre le gouvernement) ».

Confirmant la nouvelle, l’avocat d’un des manifestants a déclaré que la deuxième branche du tribunal révolutionnaire d’Ispahan avait déjà condamné les hommes à mort en février 2020.

Selon l’acte d’accusation, les cinq manifestants ont été accusés de « Baghi par des efforts et des activités efficaces pour faire avancer les objectifs des émeutiers », de « Moharebeh par l’utilisation d’armes à feu et l’intention de troubler la sécurité de la sociétét et de tirer sur les officiers » et de « corruption sur terre en perturbant la sécurité publique et en amenant les émeutiers à perturber l’ordre et la sécurité et à troubler l’opinion publique ».

Les cinq hommes, tous âgés d’une vingtaine d’années, ont déclaré au tribunal qu’ils avaient été torturés pour faire des aveux forcés.

Cela survient près d’un mois après que le chef de l’appareil judiciaire de la province d’Ispahan ait déclaré, le 26 juin dernier, que huit personnes avaient été condamnées pour « corruption sur Terre », une accusation entraînant la peine de mort selon le code pénal des mollahs en Iran.

Mohammad-Reza Habibi, qui s’exprimait lors d’un sermon du vendredi, n’a pas donné de détails sur ces affaires ni sur les manifestations auxquelles les accusés avaient participé, mais a averti que si de grandes manifestations comme en celles de 2009, janvier 2018 et novembre 2019 éclataient à nouveau, il « séviraient avec fermeté contre les émeutiers ».

La Cour suprême en Iran a récemment confirmé la condamnation à mort de trois jeunes manifestants arrêtés lors du soulèvement de novembre 2019. Cependant, l’appareil judiciaire a été contraint de suspendre provisoirement les exécutions et a déclaré que son chef considérerait toute demande de révision de la peine.

Les avocats des trois jeunes auraient également été informés qu’ils pouvaient enfin examiner les documents du tribunal et les preuves avancées contre leurs clients.

Le régime iranien a condamné de nombreux manifestants à de lourdes peines de prison, au fouet et même à la peine capitale pour empêcher de nouvelles manifestations.

Source : Iran Human Rights Monitor 

 

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