Publié le : 27th décembre 2020

CSDHI – Une nouvelle mise en examen truquée a été prononcée contre le prisonnier politique Soheil Arabi en Iran. La mesure a été prise dans une audience en ligne de la 8e chambre du tribunal de Shahr-e Rey, en banlieue de Téhéran, le mercredi 23 décembre 2020.

En guise de punition, Soheil  Arabi a été transféré du grand pénitencier de Téhéran à la prison de Radjaïchahr le 18 septembre 2020a prison d’Evine. Enfin, le 8 novembre 2020, il a été renvoyé à la prison de Radjaïchahr.

Le mercredi 23 décembre 2020, à 11 heures, Soheil Arabi a été mis en examen dans une nouvelle affaire, par la branche 8 du tribunal de Shahr-e Rey. Lors de cet interrogatoire, M. Arabi a été accusé de « propagande contre l’État ».

Dans un appel à sa famille le 20 octobre 2020, Soheil Arabi qui venait de terminer 33 jours d’isolement, avait indiqué son transfert au quartier 2A d’Evine des services de renseignement des pasdarans. A la fin de ses interrogatoires, il avait été placé en isolement à la prison de Radjaïchahr le 8 novembre. Finalement, il a été transféré au quartier général de cette prison neuf jours après.

Une détention prolongée à l’infini

Soheil Arabi est incarcéré depuis le 7 novembre 2013. Il a été privé de liberté pendant toute cette période. Le 21 janvier 2020, il a été éloigné de la prison d’Evine vers le grand pénitencier de Téhéran.

Pendant qu’il purgeait sa peine de 7 ans et 6 mois au grand pénitencier de Téhéran, deux nouvelles plaintes ont été déposées contre lui par le tribunal révolutionnaire de Téhéran.

Soheil Arabi a été condamné à 5 ans de prison pour « outrage à la religion, propagande contre l’Etat et insulte au guide suprême ». Il est condamné à 2 ans de prison et d’exil à Borazjan et à 4 millions de tomans d’amende. Les charges sont « diffusion de fausses informations visant perturber l’opinion publique et de propagande contre l’Etat ». Il a été condamné à 1 an et 8 mois de prison pour « atteinte aux biens publics ». M. Arabi est censé être libéré en juin 2025.

La mère de M. Arabi, Faranguisse Mazloum, a été condamnée à 18 mois de prison pour avoir défendu son fils. Elle doit purger un an de cette sentence.

Source : Iran Human Rights Monitor