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Atena Daemi iranCSDHI - La prisonnière politique Atena Daemi, incarcérée depuis 2016 pour une durée de sept ans, a été condamnée à deux ans supplémentaires et 74 coups de fouet pour avoir « troublé l'ordre » à la prison d'Evine en scandant des slogans contre le régime.

Selon le verdict rendu par la branche 24 du tribunal révolutionnaire de Téhéran, jugé par Mohammad Reza Amuzadeh, la militante a été condamnée à un an de prison pour « propagande contre l'État » et à une année supplémentaire et 74 coups de fouet pour avoir « troublé l'ordre carcéral. »

La nouvelle affaire fait suite à une plainte déposée par les pasdarans contre Atema Daemi.

Le 10 juin, le bureau du procureur a informé la militante des droits humains emprisonnée qu'elle avait été accusée de « troubler l'ordre » de la prison d'Evine en scandant des slogans anti-gouvernementaux dans la nuit du 11 février, l'anniversaire de la révolution islamique iranienne de 1979. Mme Daemi a cependant nié cette accusation.

Si la peine est maintenue, elle devra purger un an conformément à l'article 134 du code pénal islamique iranien, qui exige que les accusés purgent la peine maximale pour l'accusation qui entraîne la peine la plus longue dans les cas de peines multiples.

Emprisonnée depuis octobre 2016, Atena Daemi, une militante des droits de l'enfant, a purgé une peine de sept ans de prison pour son activisme pacifique, notamment pour avoir distribué des tracts contre la peine de mort et pour avoir publié sur Facebook et Twitter des articles critiquant le bilan des exécutions en Iran.

En septembre dernier, un tribunal iranien l'a condamnée à deux ans et un mois de prison supplémentaires pour « insulte du Guide suprême » et « propagande contre le régime. »

Les accusations concernaient l'écriture d'une lettre ouverte envoyée de la prison condamnant l'exécution de trois prisonniers politiques kurdes en septembre 2018 et le fait d'avoir chanté un hymne révolutionnaire en l'honneur de ces prisonniers.

Source : Iran HRM