Publié le : 9th septembre 2020
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Nazanin Zaghari-Ratcliffe, au domicile de ses parents, à Téhéran, en Iran, le 17 mars 2020

CSDHI – Nazanin Zaghari-Ratcliffe, employée humanitaire irano-britannique, a été convoquée par un tribunal révolutionnaire iranien mardi. Elle a été informée de la nouvelle accusation portée contre elle, a rapporté la télévision officielle.

Une nouvelle accusation contre Nazanin

« La branche 15 du tribunal révolutionnaire islamique a convoqué Nazanin Zaghari et son avocat désigné ce matin. La nouvelle accusation portée contre elle lui a été communiquée », a rapporté la télévision officielle, citant un responsable anonyme sur son site web.

Une employée humanitaire rattrapée par le régime des mollahs

Mme Zaghari-Ratcliffe, chef de projet à la Fondation Thomson Reuters, a été arrêtée en avril 2016 à l’aéroport de Téhéran. A ce moment-là, elle s’apprêtait à rentrer en Grande-Bretagne avec sa fille après une visite familiale.

Tout d’abord, les mollahs ont condamné Nazanin à cinq ans de prison. En effet, ils l’ont reconnue coupable de complot contre le régime. Sa famille et la Fondation ont rejeté l’accusation. La Fondation est une organisation caritative fonctionnant indépendamment de la société de médias Thomson Reuters et de sa filiale Reuters.

Par la suite, les autorités ont temporairement libérée Zaghari-Ratcliffe de prison, en mars dernier. A cause de la propagation du coronavirus dans les prisons iraniennes, elle a bénéficié d’une permission. Cependant, elle n’avait pas le droit de quitter le pays.

Les britanniques doivent sauver Nazanin !

Maintes fois, la Fondation Thomson Reuters a demandé au Premier ministre britannique, Boris Johnson, « d’intervenir rapidement » pour obtenir la libération définitive de Zaghari-Ratcliffe.

« La Fondation condamne totalement la dernière initiative des autorités iraniennes. Celles-ci font tout pour prolonger l’épreuve inhumaine et injuste de Nazanin Zaghari-Ratcliffe », a déclaré Antonio Zappulla, PDG de la Fondation Thomson Reuters, dans un communiqué.

Le ministère britannique des affaires étrangères a déclaré que l’acte de l’Iran était inacceptable.

« Le fait que l’Iran porte de nouvelles accusations contre Nazanin Zaghari-Ratcliffe est indéfendable et inacceptable. En effet, nous avons toujours été clairs sur le fait qu’elle ne devait pas retourner en prison ».

Source : Iran News Wire

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