Publié le : 22nd novembre 2020

davoudiLawyers for Lawyers – Il y a exactement deux ans, le 20 novembre 2018, le régime iranien a arrêté l’avocat iranien des droits humains, Amirsalar Davoudi alors qu’il se trouvait dans son bureau à Téhéran. Depuis lors, Amirsalar Davoudi est toujours en prison à Evine.

Un avocat des droits humains en prison pour 29 ans

Le régime a condamné Davoudi à 29 ans et trois mois de prison et à 111 coups de fouet. Les accusations portées contre lui sont liées à son travail en faveur des droits humains. Les charges qui pèsent contre lui sont, entre autres, « insulte du Guide suprême », « insulte des autorités », « formation d’un groupe dans le but de perturber la sécurité nationale » et « diffusion de propagande contre le système. » Les accusations concernaient des interviews qu’il avait données. Mais aussi, un post qu’il avait téléchargé sur une chaîne qu’il dirigeait sur Telegram. Dans celui-ci, il avait fait part de ses préoccupations concernant la situation des droits humains en Iran et le traitement des avocats. Davoudi a défendu de nombreux défenseurs des droits humains et d’autres militants de la société civile ainsi que des membres de minorités ethniques et religieuses.

Isolé, il n’a aucun contact avec sa famille

Les autorités iraniennes détiennent Davoudi à la prison d’Evine de Téhéran. Selon les informations que nous avons reçues, il n’a guère accès à sa famille et à son avocat.

Le 9 février 2020, Davoudi a écrit une lettre ouverte au peuple iranien. Il a annoncé qu’il allait entamer une grève de la faim car les autorités refusent de lui accorder un congé de prison. Entre le 9 février 2020 et le 15 février 2020, Davoudi n’a pas mangé, mais il a quand même bu de l’eau. Plus tard, du 16 février 2020 au 19 février 2020, il a entamé une grève de la faim complète, ce qui signifie qu’il s’est également abstenu de boire de l’eau. Le 19 février 2020, Davoudi a mis fin à sa grève de la faim.

En mars 2020, il y a eu une libération massive temporaire de prisonniers à la prison d’Evine à cause de la pandémie de la COVID-19. Cependant, Davoudi n’a pas bénéficié de cette libération temporaire.

En août 2020, on a appris que Davoudi était positif à la COVID-19. Selon un scanner, ses poumons sont déjà infectés. Nous savons qu’à ce jour, sa santé est toujours menacée par la COVID-19.

Laywers for Lawyers a demandé à plusieurs reprises l’attention et exprimé son inquiétude quant au maintien en détention de Davoudi.