Publié le : 27th février 2021
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Le prisonnier politique, Khaled Pirzadeh

CSDHI – Depuis le 22 février, le prisonnier politique Khaled Pirzadeh a entamé une grève de la faim. Le 24 février, il a annoncé qu’il s’était cousu les lèvres pour protester contre le fait que les autorités ne répondent pas à ses demandes.

Gravement blessé, opéré plusieurs fois et toujours privé de soins médicaux

La grève de la faim qu’il avait entamée avait pour objectif de protester contre le refus d’accès aux soins médicaux.

Le prisonnier politique Khaled Pirzadeh a également refusé de prendre ses médicaments pour le cœur après s’être cousu les lèvres.

Il a subi de graves blessures aux jambes et aux vertèbres lombaires après sa violente arrestation. Il a subi une opération de la jambe en août 2020. Après plusieurs opérations, il n’est pas hospitalisé. Et il ne reçoit aucun soin médical adapté. Il souffre également de problèmes cardiaques.

Le 14 septembre, moins de 25 jours après son opération de la jambe, les gardiens de prison du pénitencier du Grand Téhéran l’ont sévèrement battu alors qu’il était confiné dans un fauteuil roulant.

Malgré ses blessures, le gardien l’a battu sur le dos et les jambes. Il l’a jeté à terre et lui a donné des coups de pied. Les informations indiquent qu’ils ont même déchiré ses vêtements pendant les coups.

Les autorités iraniennes ont arrêté Khaled Pirzad le 26 mai 2019. Les forces de sécurité l’ont brutalement battu lors de son arrestation. Après des interrogatoires, elles ont transféré le jeune prisonnier politique à la prison d’Evine.

Condamné à 7 ans de prison par le juge Moghiseh

En janvier 2019, la 28e branche du tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidé par le tristement célèbre juge Mohammad Moghiseh, l’a condamné à cinq ans de prison pour « rassemblement et collusion contre la sécurité nationale ». Puis, elle l’a condamné à deux ans de prison supplémentaires pour « insulte du Guide suprême ». La cour d’appel a confirmé sa peine.

Khaled Pirzad est transféré de la prison d’Evine au pénitencier du Grand Téhéran le 22 juillet. Les informations indiquent que les agents du régime l’ont, une fois de plus, sévèrement battu au moment de son transfert.

Le régime iranien bat et torture les prisonniers politiques et non politiques par principe. Cependant, il nie le recours à la torture. Le régime met davantage de pression sur les prisonniers en leur refusant tout traitement médical.

Selon Amnesty International, le refus de traitement médical est une tactique bien établie utilisée par les autorités iraniennes pour faire pression sur les prisonniers politiques. Et notamment sur ceux qui continuent à militer dans les prisons du pays ou qui s’efforcent de dénoncer les conditions auxquelles sont confrontés les prisonniers politiques et autres détenus.

Source : Iran HRM