Publié le : 14th août 2020

protestation iranCSDHI – Les médias officiels iraniens parlent constamment de la colère de la population, soumise à la pauvreté, à la répression et à une pandémie, non contrôlée par le régime, une fureur qui pourrait se transformer en protestations « violentes » nationales et renverser les mollahs sans avertissement.

Dans l’exemple le plus récent, Jafar Mohammadi, le rédacteur en chef du site web Asr-e Iran, a comparé les protestations prévues à l’explosion de nitrate d’ammonium dans le port de Beyrouth, dans un article intitulé « le nitrate du mécontentement », qui a depuis été retiré du site.

Il a écrit : « Une petite étincelle a provoqué une terrible explosion dans cet entrepôt silencieux, et Beyrouth, avec toute sa beauté et sa splendeur, s’est effondrée en quelques instants. Le grand entrepôt en Iran peut exploser à tout moment, détruisant tout… Chaque Iranien le sait, et les statistiques officielles indiquent que le peuple d’Iran est plus mécontent que jamais depuis plusieurs décennies. »

Mohammadi a poursuivi en disant que les Iraniens étaient en colère contre « tout », et ce « tout » comprend l’économie, la politique, la religion et la culture et il a conseillé que les gouvernements aient deux options pour faire face au mécontentement, surtout quand celui-ci est exprimé par la majorité des gens.

1) Satisfaire les demandes ou donner l’espoir de réformes sérieuses
2) Ignorer le problème et poursuivre les politiques répressives

Il a fait valoir que la voie intelligente serait d’apaiser le peuple et de le rendre favorable au régime, « sinon le nitrate du mécontentement pourrait exploser et conduire à ce qui ne devrait pas être », ce qui ferait que les « mécontents » deviendraient « subversifs. »

Bien sûr, comme le souligne Iran News Wire, « La vérité est que les Iraniens sont devenus « subversifs » il y a longtemps. Les protestations contre le mauvais état de l’économie au cours des dernières années se sont rapidement transformées en chants de colère contre le régime dans son ensemble. Les manifestants ciblent le Guide suprême, Ali Khamenei, et appellent spécifiquement à sa chute. »

Le régime ne pourrait pas mettre en œuvre les soi-disant réformes présentées dans l’article parce que toute forme de réforme provoquerait en fait la chute des mollahs dans leur ensemble et il est évident que les mollahs le savent, c’est pourquoi ils ne prennent pas ce qui semble être l’option logique.

C’est pourquoi le régime a violemment réprimé la dissidence, comme nous l’avons vu lors du soulèvement national de 2019, lorsque les forces de sécurité ont été envoyées pour réprimer les manifestations en tirant et en tuant 1 500 personnes dans les rues.

Personne ne pouvait penser que cela inciterait le peuple à haïr davantage le régime et conduirait à son renversement, mais les mollahs n’ont pas d’autre choix.

Source : INU

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