Publié le : 23rd février 2021
Afsaneh-Hamid-Saeed-Bahai

Afsaneh, Hamid et Saeed

CSDHI – La 28ème branche du tribunal révolutionnaire de Téhéran a condamné hier trois membres d’une famille de Bahaïs à un total de sept ans de prison.

Selon l’Agence de presse des droits humains, HRANA, les trois Bahaïs s’appellent Afsaneh Imami, le mari Saeed Naseri et le frère Hamid Naseri.

Les autorités ont jugé les trois Bahaïs par contumace et ont confirmé leurs peines

Elles ont accusé Afsaneh Imami, Saeed Naseri et Hamid Naseri d’ « appartenance à des organisations illégales qui constituent une menace pour la sécurité nationale.  » Pour cette accusation, Afsaneh purgera trois ans de prison. Par ailleurs, Hamid et Saeed feront deux ans de prison.

Les autorités avaient précédemment détenu et transféré Afsaneh à la prison d’Evine le 2 février 2019. Un mois plus tard, Saeed est également arrêté à son domicile et transféré à la prison d’Evine. Hamid est arrêté quelques heures plus tard à son bureau.

Les agents du régime ont perquisitionné le domicile d’Afsaneh et de Saeed. Certains de leurs effets personnels sont confisqués, notamment leur smartphone, leur ordinateur et des livres religieux bahaïs.

Les autorités ont ensuite libéré les trois individus moyennant une caution d’environ 16 600 €. Elles libèrent Afsaneh, le 16 mars 2019. Saeed, le 17 avril 2019 et Hamid, le 24 avril 2019.

Huit autres Bahaïs condamnés à 14 ans de prison

Dans une autre affaire, dans le sud de l’Iran, la 2e branche du tribunal révolutionnaire de Bandar Abbas a convoqué les huit citoyens bahaïs, aujourd’hui, pour purger leur peine de prison. Le tribunal les a condamnés à un total de 14 ans de prison au début du mois de février.

Les huit hommes et femmes s’appelaient Arash Rasekhi, Nasim Qanavatian, Maral Rasti, Mahnaz Jan Nesar, Omid Afaghi, Mehroallah Afshar, Adeeb Hagh Pejve et Farhad Amri.

La deuxième section du tribunal de Bandar Abbas les a jugés le 24 décembre 2020. Elle a statué sur une peine de deux ans de prison chacun, à l’exception de Farhad et Adeeb, condamnés à un an de prison.

En plus de leur peine de prison, aucun d’entre eux ne pourra  plus appartenir à des groupes politiques ou sociaux pendant deux ans. Ils n’ont pas non plus le droit de participer à des rassemblements bahaïs. Le régime les a également condamnés à participer de force à cinq sessions de classes « ethniques. »

En plus de leurs peines, le tribunal a confisqué 30 millions de tomans en espèces (environ 999 €). Il a aussi pris des bijoux en or et en argent, et certains de leurs autres effets personnels, notamment des livres et des CD.

Trois Bahaïs condamnés, en janvier dernier, à quatre ans de prison

Fin janvier, un tribunal révolutionnaire de Téhéran a condamné trois citoyens bahaïs à quatre ans et trois mois de prison chacun. Les trois hommes et femmes s’appellent Mahvash Edalati Abadi, Sepideh Keshavarz, et Farid Esmaeli.

La 28e branche du tribunal révolutionnaire présidée par le juge Mohammedreza Amouzad a condamné chaque citoyen bahaï à trois ans et sept mois de prison pour « rassemblement et conspiration contre l’État en gérant une organisation bahaïe » et huit mois pour « atteinte à la sécurité nationale en faisant la promotion de la foi bahaïe. »

Les Bahaïs iraniens ne sont pas libres de pratiquer leur religion. Ainsi le stipule l’article 18 des principaux traités internationaux relatifs aux droits humains.

Les Bahaïs, les grandes victimes des mollahs

Selon des sources non officielles, plus de 300 000 personnes suivent la foi bahaïe en Iran. Cependant, la Constitution de la République islamique d’Iran ne reconnaît que l’Islam, le Christianisme, le Judaïsme et le Zoroastrisme et ne reconnaît pas le Bahaïsme. Depuis la révolution islamique de 1979 en Iran, le régime persécute systématiquement les bahaïs iraniens dans le cadre de sa politique gouvernementale. Durant la première décennie de cette persécution, les mollahs ont tué plus de 200 Bahaïs iraniens. Ils en ont torturé ou emprisonné des centaines d’autres. Des dizaines de milliers ont perdu leur emploi, leur accès à l’éducation et d’autres droits, tout cela uniquement en raison de leurs croyances religieuses.

La persécution des bahaïs d’Iran se poursuit et des dizaines de bahaïs languissent dans les prisons de tout l’Iran.

Source : Iran News Wire