Publié le : 9th août 2020

pendaison iranCSDHI – Au moment de cette publication, l’exécution de Jaffar Tayebi n’a pas été annoncée par les autorités ou les médias officiels iraniens.

Un prisonnier condamné à qisas (rétribution en nature ou la loi du Talion) pour « meurtre avec préméditation » a été pendu à la prison centrale de Qom (Choobindar) en Iran.

L’identité du condamné à mort a été établie ; il s’agissait de Jaffar Tayebi, condamné à qisas (la loi du Talion) pour « meurtre avec préméditation. »

Une source bien informée a déclaré à IHR : « Tayebi a tué le fils de son propriétaire il y a environ trois ans et il n’a pas pu obtenir le consentement de la famille de la victime. »

La source a également évoqué les conditions sanitaires de la prison centrale de Qom lors de l’épidémie de la COVID-19 : « Aucune mesure n’a été prise pour désinfecter les sections pendant l’épidémie du coronavirus, et même les masques et les gants n’ont pas été fournis aux prisonniers. L’infirmerie de la prison ne prend pas soin des prisonniers malades et renvoie immédiatement le prisonnier malade dans sa section. »

« La plupart des prisonniers qui sont revenus de permission ont été infectés par le coronavirus et l’ont transmis à d’autres prisonniers, et certains prisonniers toussent du matin au soir, et les autorités ne fournissent pas de masques à ces prisonniers. Aucun des prisonniers atteints par le coronavirus n’a été transféré hors de prison pour être soigné et est gardé parmi les autres prisonniers. »

Au moment de la publication, l’exécution de Jaffar Tayebi n’a pas été annoncée par les autorités ou les médias nationaux.

Selon le compte-rendu annuel d’Iran Human Rights, au moins 225 des 280 personnes exécutées en 2019 ont été accusées de « meurtre avec préméditation. » Comme il n’y a pas de distinction juridique entre le meurtre et l’homicide involontaire, qu’il soit volontaire ou involontaire en Iran, les personnes accusées de « meurtre avec préméditation » seront condamnées à la peine de mort, quelles que soient l’intention et les circonstances.

Source : Iran Human Rights