Publié le : 24th septembre 2020
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Nasrin Sotoudeh, éminente avocate des droits humains

CSDHI –  L’éminente avocate iranienne des droits civils Nasrin Sotoudeh a été hospitalisée pour un grave problème cardiaque.

Quel est l’état de santé de Nasrin Sotoudeh ?

Elle faisait une grève de la faim depuis plus de 40 jours. Le 23 septembre, les autorités l’ont ramené à la prison d’Evine, a appris le Centre pour les droits de l’homme en Iran (CDHI).

Sa famille ignore tout de son état cardiaque.

« Les autorités nous ont empêché de la rencontrer et de discuter de sa situation avec elle pendant son hospitalisation », a déclaré son mari Reza Khandan au CDHI le 23 septembre 2020.

Arrachée de l’hôpital pour la ramener en prison

« Je viens d’apprendre que les forces de sécurité l’ont emmené hors de l’hôpital de telle sorte que nous n’avons pas pu la voir. Je crois que les agents l’ont ramenée à Evine. Elle est extrêmement faible en raison de sa grève de la faim. Je soupçonne qu’ils l’ont emmenée à la clinique médicale d’Evine étant donné son état de santé », a-t-il déclaré.

Pour le CDHI, la santé et la sécurité de Mme Sotoudeh sont préoccupantes. Il tient les autorités iraniennes pour pleinement responsables de son bien-être.

Un bilan cardiaque gardé secret

« La famille de Mme Sotoudeh a le droit de connaître les détails de son bilan cardiaque. Le régime doit l’informer de sa santé et de sa sécurité. Le secret et l’absence de responsabilité des autorités iraniennes sont scandaleux et illégaux », a déclaré le directeur exécutif du CDHI, Hadi Ghaemi.

Nasrin, une grande avocate qui se bat pour la défense des droits humains

Nasrin Sotoudeh purge actuellement une peine de 38 ans à la prison d’Evine. Son travail pacifique de défense des droits civils et politiques fondamentaux en Iran est mis en accusation. Elle doit purger douze ans de sa peine avant de bénéficier d’une libération conditionnnelle ». En effet, les mollahs lui reprochent d’avoir milité contre le hijab obligatoire et défendu le droit des citoyens à la dissidence pacifique.

Source : Le Centre pour les droits de l’homme en Iran