Publié le : 2nd décembre 2020
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Risque élevé d’exécution

CSDHI – Mahmood Amiry-Moghaddam, le directeur d’Iran Human Rights a déclaré : « Ahmadreza Djalali court un risque imminent d’exécution. Seule une réaction forte et urgente de la communauté internationale peut lui sauver la vie. »

Risque imminent d’exécution

Selon la famille d’Ahmadreza Djalali, les agents du régime doivent le transférer à la prison de Rajaï Chahr à 17h. (IHR, mardi 1er décembre) La semaine dernière, les autorités l’ont informé qu’elles allaient le transférer à Rajaï Chahr pour mettre en œuvre sa condamnation à mort.

Vida Mehrannia, l’épouse d’Ahmadreza, a déclaré à IHR : « Les autorités iraniennes ont informé son avocat du transfert d’Ahmadreza à la prison de Rajaï Chahr à 17 heures aujourd’hui (mardi 1er décembre). »

Le 24 novembre, IHR a publié une déclaration. Il a souligné l’inhumanité de la peine de mort elle-même. En outre, il a considéré que la condamnation à mort du Dr Djalali résultait de théories de conspiration des responsables de la sécurité iranienne. Ces théories ont pour but d’accuser les binationaux d’espionnage. Puis elles permettent de faire pression et les torturer pour obtenir des aveux forcés et violer leur droit à un procès équitable.

La semaine dernière, dans une lettre commune adressée au Haut Représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Josep Borrell, dix organisations internationales de défense des droits humains, dont Iran Human Rights, ont demandé une action immédiate pour arrêter l’exécution d’Ahmadreza.

Il faut noter que le régime iranien exécutent principalement les condamnés à mort à la prison de Rajaï Chahr. En tant que tel et étant donné l’appel téléphonique d’Ahmadreza la semaine dernière, ce transfert soulève de graves inquiétudes quant à l’exécution imminente de sa condamnation à mort.

Ahmadreza Djalali reste en danger de mort : Son exécution est « reportée de quelques jours ».

Selon IHR, les autorités iraniennes n’ont pas appliqué la condamnation à mort d’Ahmadreza Djalali, ce matin. Toutefois, il court toujours un risque imminent d’exécution. Selon sa famille, les autorités devaient le transférer à la prison de Rajai Shahr hier pour préparer sa pendaison (IHR). Aujourd’hui, les autorités ont informé la famille d’Ahmadreza que les autorités avaient « reporté de quelques jours » son exécution.

IHR appelle la communauté internationale à intensifier ses efforts pour sauver la vie d’Ahmadreza Djalali. Cela doit continuer jusqu’à ce que sa condamnation à mort soit annulée et qu’il retourne dans sa famille en Suède.

Ahmadreza Djalali venait d’arriver en Iran à l’invitation officielle de l’Université de Téhéran. C’est là que les agents du Ministère du Renseignement l’ont arrêté le 24 avril 2016. Il a passé trois mois dans le centre de détention du Ministère.

D’abord, la justice iranienne l’a accusé de « collaboration avec des États hostiles. » Par la suite, le tribunal révolutionnaire de Téhéran l’a condamné pour « Ifsad-fil-Arz » (corruption sur terre) en espionnant pour le compte d’Israël. » La cour suprême a confirmé le verdict.

Source : IHR