Publié le : 28th avril 2021
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Les frères AFKARI

CSDHI – Les frères du lutteur Navid Afkari, Vahid et Habib Afkari, sont toujours détenus en prison. A la suite d’une condamnation à mort confirmée par la cour suprême, le régime des mollahs a exécuté le champion de lutte iranien Navid Afkari, le samedi 12 septembre 2020, dans une prison de la ville de Chiraz, selon l’agence de presse officielle iranienne IRNA. Et ce « malgré une campagne internationale très médiatisée demandant que la sentence ne soit pas exécutée. »

Les agents du régime avaient arrêté les trois frères lors des manifestations de 2018 en Iran.

Le tribunal de Chiraz a condamné Vahid Afkari à 54 ans et 6 mois d’emprisonnement et 74 coups de fouet. Il a condamné Habib Afkari à 27 ans et 3 mois d’emprisonnement et 74 coups de fouet.

Vahid Afkari Sangari, fils d’Hossein, est né en 1985, il est célibataire, plâtrier. Habib Afkari Sangari, fils de Hossein, né en 1991, est marié et soudeur.

Le jeudi 22 avril, une enquête a commencé sur la base de la plainte des frères Afkari. Ils protestent car ils ont subi des coups, des tortures sauvages, un maintien en isolement et des menaces de mort de la part de deux agents.

Dans une note de son compte rendu, Saeed Afkari, le jeune frère de ces deux prisonniers politiques, a écrit qu’il ne s’agissait que d’une enquête de vergogne. « Mes frères se sont plaints d’avoir été maintenus longtemps en isolement, d’avoir été battus et menacés de mort par deux des plus hauts responsables de la République islamique. Après 228 jours, une séance d’enquête bidon a eu lieu. Et seul Vahid était présent. L’enquêteur chargé de l’affaire n’a pas permis d’avoir accès au dossier, à la vidéo des violences infligées et au rapport du médecin légiste sur les préjudices qu’ils ont subis ainsi que sur la question de l’isolement cellulaire. »

Plus tôt, Saeed Afkari a écrit dans son récit au sujet de sa visite avec Habib et Vahid Afkari et du fait qu’ils étaient toujours en isolement cellulaire sans avoir le droit d’appeler et de recevoir des traitements médicaux.

Source : Human Rights Activists in Iran – 22 avril 2021