Publié le : 26th novembre 2020

CSDHI – Le lundi 23 novembre, les forces de sécurité iraniennes ont arrêté Elham Samimi, une étudiante de l’université de Téhéran.

Une étudiante en anthropologie arrêtée

Les forces de sécurité avaient auparavant inspecté son domicile le 16 octobre et confisqué ses effets personnels ainsi que ceux de ses invités et proches.

Elham Samimi est étudiante en anthropologie à l’université de Téhéran.

Le Conseil des syndicats d’étudiants iraniens a rapporté que les forces de sécurité officielle ont fait une descente à son domicile à minuit. Elles ont confisqué ses effets personnels et ceux de ses invités et parents. Mais elles ont aussi saisi des ordinateurs portables, des livres et des téléphones portables. Ensuite, les agents l’ont menacée d’une réponse judiciaire et sécuritaire.

Selon les informations, après cette nuit, les forces de sécurité l’ont convoquée dans une « maison secrète et informelle » pour l’interroger. Les forces de l’État ont menacé Mme Samimi et sa famille et l’ont interrogée à plusieurs reprises.

Les autorités iraniennes menacent sa famille

D’après le Conseil du syndicat des étudiants iraniens, Mme Samimi a refusé de retourner dans ces lieux pour être interrogée à nouveau. Ensuite, les forces de sécurité l’ont contactée et ont menacé sa famille. Elles ont fait pression sur elle pour qu’elle se rende à la prison d’Evine. C’est là que des agents l’ont arrêtée à son arrivée.

Dans une autre affaire, la justice iranienne a condamné à 5 ans de prison, par contumace, Mohammad Shabahati, étudiant militant à l’université de Téhéran. Il n’avait reçu aucune notification ou convocation. Il ne savait rien des poursuites illégales engagées contre lui.

D’autres étudiants perquisitionnés, arrêtés et condamnés

Au même moment, le 15 novembre, les forces de sécurité officielles ont fait une descente au domicile de Mojtaba Dadashi et de son frère Morteza.

Les forces du régime ont confisqué les effets personnels de l’étudiant. Son téléphone, son ordinateur portable et ses livres en font partie. Morteza Dadashi est étudiant en chimie appliquée à l’Université de technologie d’Amirkabir. Mojtaba Dadashi est étudiant en relations internationales à l’Université d’Allameh Tabatabai.

La branche 15 du tribunal révolutionnaire de Téhéran a condamné la militante étudiante Soha Mortezaei à six ans de prison. La justice iranienne l’accuse d’ « association et collusion contre la sécurité nationale. »

Le 10 avril, les autorités iraniennes ont arrêté Ali Younesi et Amir Hossein Moradi. Ce sont des étudiants primés de l’université technologique Sharif de Téhéran. Ils sont en détention, depuis, et ignorent quelles charges pèsent sur eux. Les autorités soumettent les étudiants à une pression intense pour obtenir des « aveux » forcés.

Les agents du régime des mollahs ont arrêté les deux jeunes hommes. Le régime les accuse d’avoir déchiré une affiche du Guide suprême de l’Iran, Ali Khamenei. Néanmoins, le ministère iranien du renseignement a monté tout un dossier contre eux. Celui-ci est sans fondement et basé sur de fausses preuves.

Younesi a remporté des médailles d’or aux Olympiades nationales d’astronomie en Iran. Mais aussi aux Olympiades internationales d’astronomie et d’astrophysique en Chine en 2018.

Moradi a remporté une médaille d’argent aux Olympiades nationales d’astronomie en Iran en 2016.

Source : Iran HRM