Publié le : 26th novembre 2020
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Attaque des détenus à Oroumieh

CSDHI – Les détenus d’une prison du nord-ouest de l’Iran ont organisé une émeute mercredi, craignant d’être contaminés par le coronavirus.

Protestations de détenus

Les détenus des quartiers 1, 2, 3 et 4 de la prison d’Oroumieh ont commencé à protester lorsque le prisonnier, Hojjat Kazemzadeh, s’est immolé par le feu pour protester contre le fait que les autorités ne l’ont pas libéré malgré le terme de sa peine d’un an. Les gardiens de la prison ont battu et brutalisé le détenu de 30 ans, sérieusement brûlé.

Les détenus en colère ont brisé toutes les fenêtres. Puis ils ont mis le feu à leurs couvertures dans le hall devant la chambre de l’officier de garde.

Hojjat Kazemzadeh, s’était auparavant cousu ses lèvres pour sa grève de la faim de 18 jours après avoir purgé sa peine d’un an, le 17 novembre. Il a mis fin à sa grève de la faim quelques jours plus tard, après l’accord des autorités de le libérer.

Les gardiens de prison lancent une offensive contre les prisonniers

A la suite des protestations des détenus, les gardiens de la prison ont fermé les portes des autres quartiers. Plus personne ne pouvait circuler à l’intérieur de la prison.

Ils se sont rendus dans le quartier de la prison. Ils ont battu les détenus qui protestaient. Ceux qui ont battu les prisonniers sont Keramat, Heydari et Babaei.

Jusqu’à présent, les agents carcéraux ont emmené au moins 15 prisonniers à l’hôpital à cause des passages à tabac et de la détérioration de leur état de santé. Les gardiens de prison ont coupé les lignes de tous les téléphones publics de la prison. Ainsi, ils empêchent la diffusion des nouvelles de l’émeute à l’extérieur de la prison.

Les autorités et les gardiens de prison ont récemment fait une descente dans le quartier où sont détenus les prisonniers politiques de la prison centrale d’Oroumieh. Ils ont inspecté les détenus, ils les ont brutalisés, ont détruit leurs biens. Puis, ils les ont transférés dans un quartier de haute sécurité appelé « dortoir 10. »

Après le transfert des prisonniers politiques du quartier de haute sécurité de la prison Hedayat, ils souffraient de maux de tête, de vertiges et de nausées à cause du matériel de brouillage installé dans ce quartier et ses pièces.

Depuis le samedi 21 novembre, les 48 prisonniers du quartier de haute sécurité de Hedayat sont gravement malades. Ils ont demandé à recevoir la visite du personnel de la clinique de la prison pour les symptômes qu’ils ont développés.

Quartier de haute sécurité de la prison centrale d’Oroumieh

Les conditions dans ce quartier sont pires que celles de la prison de Guantanamo. Le pavillon comporte 5 pièces de 3X5m. Il y a six lits superposés dans chaque chambre. Il y a donc 18 prisonniers logés dans une chambre de 15m2.

A l’entrée de chaque chambre dans le couloir, il y a une caméra en circuit fermé.

Trois caméras sont installées à l’entrée et dans le couloir.

Il y a une caméra pour le service, une pour le salon de coiffure, une autre pour la cuisine, une pour les toilettes et enfin deux dans la cour.

L’installation d’un si grand nombre de caméras dans cette petite zone témoigne de l’intense surveillance et du contrôle des détenus dans ce quartier de haute sécurité.

Il y a une caméra installée pour cinq détenus. Alors que dans les autres quartiers de cette prison, il y a 9 caméras pour une population de 900 détenus.

En outre, chaque pièce est équipée de deux dispositifs de brouillage Cela provoque des cancers et ils ont également un impact négatif sur la santé neurologique des détenus.

Chaque pièce ne dispose que d’une petite fenêtre, ce qui ne suffit pas pour la ventilation et la circulation de l’air frais.

Le service dispose d’une cour de 100 m² entourée de murs de huit mètres de haut qui empêchent la lumière du soleil de pénétrer, en particulier en hiver.

Le service dispose de deux portes d’entrée, et personne n’a le droit d’entrer ou de sortir de ce service.

Chaque pavillon possède un dispositif d’écoute. Et les autorités surveillent étroitement toutes les conversations entre les prisonniers.

Source : Iran HRM