Publié le : 19th janvier 2021
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Mahsa Foruhari

CSDHI – La citoyenne bahaïe iranienne Mahsa Foruhari s’est vu refuser l’accès à l’université. Les autorités lui interdisent aussi de poursuivre ses études supérieures pour la dixième année consécutive.

Admise aux tests d’admission de l’Université

Au cours des dix dernières années, elle n’avait pas le droit de pénétrer dans l’université. Pourtant, elle avait réussi les tests nationaux d’admission.

Ce test est un examen national d’inscription requis pour l’admission aux universités iraniennes.

Cette année, elle a essayé de s’inscrire dans certaines universités. Celles qui n’ont pas recours au test et acceptent des étudiants sur la base de leur dossier scolaire.

Cependant, elle s’est heurtée à un refus.

Lorsque Mahsa Foruhari s’est connectée au site web de l’université, elle a reçu un message d’erreur l’informant que son dossier était « incomplet ».

L’Iran bafoue le Pacte international relatif aux droits civils et politiques

En effet, le pays est partie au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels qui l’oblige à rendre l’enseignement supérieur accessible à tous, sans discrimination. L’Iran est également partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, dont l’article 18 garantit la liberté de pensée, de conscience et de religion.

Selon des sources non officielles, il y a plus de 300 000 Bahaïs en Iran, mais le régime iranien ne reconnaît pas la foi bahaïe. Pour cette raison, les autorités iraniennes violent systématiquement les droits des Bahaïs en Iran. Elles les persécutent dans le cadre de la politique de l’Etat depuis la révolution de 1979. Les Bahaïs en Iran ne peuvent pas pratiquer leur foi de manière publique.

Source : Iran HRM