Publié le : 27th janvier 2021

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CSDHI – Cinq prisonniers politiques arabes ont entamé une grève de la faim dans la prison de Shaiban à Ahwaz, capitale de la province du Khouzistan, au sud-ouest de l’Iran.

Les prisonniers se cousent les lèvres

Jasem Heydari, Ali Khasraji, Hossein Seilavi, Ali Motiri et Ali Mojaddam se sont cousu les lèvres. Puis, ils ont entamé une grève de la faim, samedi 23 janvier 2021.

Les prisonniers politiques arabes refusent de la nourriture pour protester contre les mauvais traitements que leur infligent les gardiens de prison et les autorités. Par exemple, ils les privent de visites. Ils protestent également contre l’application de la peine de mort.

Jasem Heydari, né le 10 janvier 1990, est un citoyen arabe d’Ahwaz. Les forces du régime l’ont arrêté dans la ville de Shush alors qu’il n’avait que 17 ans. La justice l’a condamné à 7 ans de prison pour « atteinte à la sécurité nationale. »

Ali Khasraji, né en 1994, est natif du district de Kouy-e Alavi à Ahwaz. Il partage la même affaire avec Hossein Seilavi. Les autorités iraniennes ont arrêté les deux en mai 2017. On leur reprochait leur participation présumée à des opérations armées contre des centres de sécurité à Ahwaz.

Les agents du régime utilisent la torture contre les prisonniers

Les agents iraniens ont sauvagement torturé Ali Khasraji lors de son interrogatoire. A tel point, que sa cage thoracique et son bras étaient gravement blessés.

Ali Khasraji, Hossein Seilavi et Nasser Khaffajian sont transférés dans un lieu tenu secret le 12 mars 2020. Ce transfert a eu lieu après des émeutes contre les conditions de détention pendant la pandémie.

M. Khasraji et M. Seilavi sont renvoyés à la prison de Shaiban après trois mois, le 19 juillet 2020.

Ali Motiri, 26 ans, est un boxeur d’Ahwaz. Lui et deux autres détenus se trouvent dans le couloir de la mort. Sous les tortures, ils ont fait de faux aveux pour le meurtre de deux membres du Bassidj, le 7 mai 2018. Sur la base de ces aveux, le tribunal révolutionnaire d’Ahwaz les a condamnés à mort sur l’accusation de Moharebeh (guerre contre Dieu). La Cour suprême du régime aurait confirmé la condamnation à mort d’Ali Motiri.

Ali Mojaddam est également condamné à mort pour collaboration avec des groupes d’opposition. Pourtant, les témoignages des habitants de la région indiquent le contraire.

Source : Iran HRM