Publié le : 27th janvier 2021
political-prisoner-Akbar-Bagheri

Akbar Bagheri

CSDHI – Le prisonnier politique Akbar Bagheri est détenu dans le pénitencier du Grand Téhéran (GTP). Il est en très mauvaise santé.

La vie du prisonnier est en danger

Il doit être soigné dans un hôpital municipal.  Mais le directeur du GTP, Asghar Fat’hi, a empêché son hospitalisation. La vie et la santé de ce prisonnier sont en danger.

Akbar Bagheri souffre d’une maladie gastro-intestinale. Son état physique se détériore en détention. Le médecin de la prison dit qu’il doit être soigné dans un hôpital municipal et opéré. Le prisonnier souffre d’hémorroïdes et d’une grave anémie. De surcroît, il souffre de complications rénales et hépatiques. Il est très faible et souffre de douleurs musculaires et d’insomnie.

Akbar Bagheri devait être hospitalisé le 25 janvier 2021

Après deux ans de douleur et de souffrance, et de tergiversations de la part des autorités pénitentiaires, Akbari Bagheri devait être hospitalisé le lundi 25 janvier 2021 pour subir une opération chirurgicale à ses frais.

Toutes les étapes administratives de son transfert à l’hôpital étaient terminées, mais on l’a informé que le directeur du GTP avait interrompu son transfert. Asghar Fat’hi n’a fourni aucune raison d’empêcher son envoi à l’hôpital.

La famille de ce prisonnier politique a eu du mal à recueillir l’argent nécessaire pour payer ses frais d’opération.

Les autorités font tout pour empêcher son hospitalisation

En août dernier, le directeur du GTP et le chef de la clinique ont dit à M. Bagheri qu’il serait opéré le 22 août. Mais ils ne l’ont pas envoyé à l’hôpital. A la place, ils ont déclaré que le GTP n’acceptait pas de payer son traitement et son opération. Par la suite, sa famille a recueilli suffisamment d’argent pour payer les frais d’hôpital. Néanmoins, mais les autorités du GTP l’ont empêché de se rendre à l’hôpital.

Les forces du régime ont arrêté Akbar Bagheri le 21 février 2018 lors d’un rassemblement de protestation des investisseurs escrocs devant le parlement à Téhéran. Les forces de sécurité l’ont arrêté. Ils ont confisqué son téléphone portable comme preuve du crime.

Les autorités l’ont interrogé violemment, torturé et refusé de le libérer

Ils l’ont ensuite conduit au pavillon 209 de la prison d’Evine. Là, ils l’ont placé en isolement pendant 48 heures, torturé et interrogé. En mars 2018, ils l’ont transféré dans le quartier 4 de la prison d’Evine.

Après quatre mois, la justice l’a condamné à 9 ans de prison pour « rassemblement et collusion » et « propagande contre l’État. » La Cour de révision a fixé une caution de 250 millions de Tomans pour sa libération temporaire. Au bout de trois semaines, lorsque sa famille a versé la caution, le juge qui présidait son procès a mis fin à sa libération.

Le 15 mai 2019, ils l’ont transféré sans préavis d’Evine au quartier 2 du pénitencier du Grand Téhéran.

Akbar Bagheri a une fille de six ans et une mère âgée qui est à sa charge. Sa famille vit à Kermanshah. Par conséquent, elle ne peut lui rendre visite à cause de la distance.

Le régime iranien a également arrêté Akbar Bagheri en mai 2017 lors d’une descente des forces de sécurité à son domicile. Elles ont confisqué ses effets personnels et ses documents. Après 20 jours, il a été relâché suite aux enquêtes incessantes de sa famille.

Source : Iran HRM