CSDHI – Le lundi 13 juillet 2026, le gouvernement britannique a officiellement interdit tout soutien aux pasdarans (Corps des gardiens de la révolution islamique) ainsi qu’aux groupes qui leur sont affiliés.
L’interdiction prononcée par le Royaume-Uni constitue une mesure très attendue et largement saluée, qui vient confirmer les avertissements formulés depuis plusieurs décennies par la Résistance iranienne.
Cependant, la désignation des pasdarans ne doit pas représenter l’aboutissement du processus. Au contraire, cette décision démontre que le régime iranien dépend entièrement du terrorisme d’État pour survivre. La seule étape logique suivante pour la communauté internationale consiste donc à isoler complètement le régime théocratique au pouvoir en Iran et à reconnaître officiellement le droit du peuple iranien à affronter cet appareil de terreur et à renverser ce régime.
Pendant des années, les capitales occidentales ont été paralysées par une politique d’aveuglement volontaire, cherchant désespérément à préserver leurs relations bilatérales avec Téhéran.
Mais le changement juridique opéré par le Royaume-Uni démontre désormais que le terrorisme des pasdarans constitue une menace active, sans frontières, qui ne peut plus être ignorée.
Le Royaume-Uni a appliqué de nouveaux pouvoirs prévus par la loi de 2026 sur la sécurité nationale (menaces étatiques), adoptée selon une procédure accélérée.
Le gouvernement britannique et ses services de renseignement ont agi face à de profondes inquiétudes concernant l’utilisation, par des puissances étrangères, de groupes criminels organisés pour mener des opérations de sabotage et de surveillance sur le sol britannique.
Une nouvelle législation qui criminalise tout soutien aux pasdarans
Les nouvelles dispositions comblent une lacune importante du droit existant concernant les acteurs liés à des États étrangers.
Désormais, il est totalement illégal d’exprimer un soutien aux pasdarans.
Les sanctions prévues sont particulièrement lourdes :
- toute personne apportant un soutien aux pasdarans risque jusqu’à 14 ans d’emprisonnement ;
- toute personne impliquée dans des actes de sabotage au nom de cette organisation peut encourir la réclusion criminelle à perpétuité.
Cette étape législative démontre, selon l’article, que l’engagement diplomatique avec Téhéran ne fait qu’autoriser les réseaux terroristes du régime à étendre leurs activités jusque dans les rues européennes.
Maryam Rajavi salue la décision britannique
Mme Maryam Rajavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a salué la décision du gouvernement britannique – bien que tardive – d’interdire les pasdarans.
Elle a décrit cette mesure comme essentielle pour la paix, la stabilité et la sécurité régionales et internationales.
Mme Rajavi a également exprimé sa reconnaissance envers plus de quatre décennies d’efforts et de persévérance de membres des deux chambres du Parlement britannique, notamment les membres du Comité britannique pour la liberté en Iran, qui ont milité pour l’interdiction des pasdarans et dénoncé ses actions contre le peuple iranien.
La panique du régime et sa réaction furieuse
La décision britannique a provoqué une onde de choc immédiate à Téhéran, entraînant des réactions extrêmement virulentes dans les médias contrôlés par l’État ainsi que parmi les hauts responsables du régime.
Cette panique manifeste révèle, selon l’article, une réalité fondamentale : le CGRI constitue le principal pilier permettant au pouvoir iranien de se maintenir.
La perte de sa légitimité internationale inquiète profondément un régime déjà fragilisé sur le plan intérieur.
Le commandant des pasdarans et membre de la Commission de sécurité nationale du Parlement iranien, Esmail Kowsari, a exigé avec colère que le ministère iranien des Affaires étrangères convoque l’ambassadeur britannique.
Il a déclaré que si Londres ne pouvait fournir de « raisons fortes et logiques », l’ambassadeur devait être expulsé.
Kowsari a qualifié la décision britannique d’« insolente et illogique ».
Les médias d’État ont immédiatement lancé une campagne alarmiste.
L’agence officielle IRNA, ainsi que des médias tels que Jamaran, Ettelaat Online et KhabarOnline, ont insisté auprès de la population iranienne sur les conséquences juridiques de la nouvelle loi britannique.
Ils ont notamment affirmé que :
- afficher son soutien aux pasdarans ;
- collecter des fonds pour cette organisation ;
- ou même montrer publiquement son logo au Royaume-Uni ;
constitueraient désormais des infractions passibles de 14 ans de prison.
L’agence judiciaire Mizan a dénoncé les « actions hostiles » de Londres, tandis que Defa Press, reprenant la rhétorique traditionnelle du régime, a présenté cette décision comme « l’expression de frustration du vieux renard contre les pasdarans ».
Cette réaction fébrile montre, selon l’article, à quel point le régime comptait sur la complaisance occidentale pour préserver l’image d’invincibilité des pasdarans.
Le travail de renseignement et de diplomatie de la Résistance depuis plusieurs décennies
La décision législative britannique n’est pas apparue spontanément.
Elle serait, selon l’article, le résultat direct d’une campagne internationale organisée de renseignement et de diplomatie menée depuis plusieurs années par Mme Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI.
À travers de nombreux discours, réunions parlementaires et conférences internationales, Mme Radjavi a régulièrement appelé les gouvernements occidentaux à inscrire l’intégralité des pasdarans sur les listes d’organisations terroristes et à poursuivre ses commandants pour leurs crimes.
La Résistance iranienne aurait fourni aux gouvernements occidentaux une importante documentation permettant de transformer le débat politique en éléments concrets.
En s’appuyant notamment sur le réseau de l’OMPI en Iran, le CNRI aurait publié depuis 2014 plusieurs dossiers détaillés.
Parmi eux :
- « Terrorist Training Camps in Iran » (2017), consacré à 15 installations de la Force Qods utilisées pour former des mercenaires étrangers ;
- « The Rise of Iran’s Revolutionary Guards’ Financial Empire », décrivant les 14 grands empires économiques utilisés par le Guide suprême pour détourner des richesses nationales et financer des opérations extérieures ;
- « IRGC’s Rising Drone Threat », analysant 15 sociétés écrans impliquées dans le développement de drones ;
- « Iran’s Emissaries of Terror », affirmant que les ambassades iraniennes servent directement de centres opérationnels pour des assassinats.
Selon l’article, ces informations auraient permis de démontrer comment les pasdarans exercent un contrôle majeur sur :
- le système bancaire iranien ;
- l’économie nationale ;
- les programmes nucléaires clandestins.
Cette documentation, combinée à une mobilisation diplomatique internationale, aurait permis d’obtenir le soutien de plus de 3 000 parlementaires dans 55 pays, ainsi que celui de plus de 550 députés et membres de la Chambre des Lords britanniques, poussant finalement le ministère de l’Intérieur britannique à adopter l’interdiction.
L’étape indispensable : reconnaître le droit au renversement du régime
Dans sa déclaration saluant la décision britannique, Mme Radjavi a insisté sur un point essentiel : la désignation des pasdarans est nécessaire pour la paix mondiale, mais elle ne constitue qu’une partie de la solution.
Depuis des années, l’OMPI et le CNRI affirment que la complaisance envers le régime iranien ne conduit qu’à une expansion du terrorisme et des violations des droits humains.
Selon Mme Radjavi, le moment est venu de transformer cette interdiction en actions concrètes, sans considérations politiques ou économiques.
Elle soutient que la répression intérieure du régime et son terrorisme extérieur ne constituent pas deux politiques distinctes, mais deux dimensions d’un même système.
Les mêmes forces des pasdarans impliquées dans les opérations extérieures seraient également celles qui ont dirigé la répression intérieure lors des manifestations de janvier 2026 :
- utilisation de tireurs embusqués ;
- coupure totale d’Internet ;
- répression meurtrière contre les manifestants.
Selon cette analyse, les pasdarans (ou IRGC /Gardiens de la révolution) ne peuvent pas être divisés entre factions « acceptables » et « inacceptables », car son objectif unique serait de préserver la dictature religieuse.
Reconnaître le droit du peuple iranien à lutter contre le régime
L’article conclut que la seule conséquence logique de l’interdiction des pasdarans par le Royaume-Uni serait la reconnaissance du droit du peuple iranien à affronter cet appareil répressif.
Citant Mme Radjavi :
« Reconnaître le droit du peuple iranien et de la Résistance iranienne à affronter les pasdarans est l’une des nécessités pratiques de son inscription sur la liste des organisations terroristes. »
Selon cette position, la communauté internationale devrait :
- inscrire complètement les pasdarans sur les listes terroristes internationales ;
- fermer les ambassades iraniennes considérées comme des centres d’activités clandestines ;
- soutenir le droit du peuple iranien à renverser le régime et à établir un système fondé sur la liberté et la démocratie.
L’article affirme que l’époque de « l’engagement constructif » avec ce régime est révolue et appelle la communauté internationale à adopter une politique de fermeté totale envers les autorités iraniennes.


