Publié le : 26th février 2021
Abdollah-and-Osman-Naderi

Abdollah et Osman Naderi

CSDHI – Les pasdarans ont tué par balle deux frères, avant-hier, sur une route de village près de Piranshahr, au nord-ouest de l’Iran. Les gardiens de la révolution islamique (IRGC ou pasdarans) ont ouvert le feu sur une voiture sans prévenir. Selon l’organisation Hengaw, les deux hommes tués dans la voiture s’appelaient Abdollah et Osman Naderi. Leurs corps Se trouvent maintenant à Piranshahr.

Les autorités ont arrêté, sans mandat, les parents d’Abdollah et d’Osman, ainsi que de nombreux autres parents.

Le site web d’IRIB a affirmé que les deux frères étaient des « terroristes ». Ils auraient soi-disant voulu perpétrer un « assassinat ».  Ils étaient surveillés par les pasdarans. Le site Internet a indiqué que les deux hommes avaient des armes et des grenades avec eux. Selon des informations locales, les deux hommes n’étaient pas armés. Le régime répand les accusations de « terrorisme » pour empêcher les habitants de protester contre leur mort.

Il ne s’agit pas d’un cas isolé. Les forces du régime iranien procèdent à des fusillades arbitraires sans aucune implication légale. En toute impunité.

Rien qu’en février, il y a eu quatre cas d’exécutions arbitraires par la police ou les forces de sécurité du régime.

La semaine dernière, deux hommes à Sardasht, dans le nord-ouest de l’Iran, sont morts des balles des forces de sécurité. Les deux hommes esquivaient les balles, lorsqu’ils sont tombés de la falaise et se sont noyés dans une rivière.

Selon un site web d’information du Kurdistan, les deux hommes s’appelaient Abubakr Mohammadi, 36 ans, et Eskandar Mohammad, 35 ans. Abubakr était marié et père d’un enfant, et Mohammad était marié et père de deux enfants.

Le 13 février, les forces de sécurité iraniennes ont tué un homme par balle. Elles en ont blessé un autre dans la province pauvre du Sistan-Baloutchistan, dans le sud-est de l’Iran. Selon la Campagne des Baloutches, des agents antidrogues du Sistan-Baloutchistan ont tiré sur la voiture de Qasem Arzi Zehi sans avertissement préalable. Sa voiture s’est renversée, entraînant sa mort. Un autre homme non identifié qui était avec lui a été blessé.

Le 8 février, un garde-frontière iranien, ou « koulbar » en kurde, est mort des tirs directs de la police alors qu’il conduisait à Salmas, dans le nord-ouest de l’Iran. Selon l’organisation Hengaw, l’homme s’appelait Behzad Hashemi, âgé de 37 ans. Behzad était marié et père de trois enfants.

Début février, les forces de sécurité iraniennes ont ouvert le feu sur deux citoyens baloutches conduisant une moto à Saravan, dans le sud-est de l’Iran. Elles ont tué un homme et en ont blessé un autre. Lors d’un autre incident à Minab, dans le sud de l’Iran, les forces de sécurité ont tiré sur un homme transportant du carburant et l’ont tué.

Les forces de sécurité et la police du régime iranien ont un lourd passé de meurtres de civils. On rapporte presque quotidiennement que la police et les gardes-frontières ouvrent le feu sur des porteurs transfrontaliers kurdes dans l’ouest de l’Iran et sur des civils transportant du carburant dans le sud-est de l’Iran.

Un groupe de défense des droits de l’homme indique qu’au moins 204 citoyens iraniens ont été directement ou indirectement tués ou blessés par les forces de sécurité du régime iranien en 2020. 74 citoyens au moins sont morts, dont 36 koulbars, 5 transporteurs de carburant et 33 autres citoyens. Les fusillades arbitraires de 2020 ont blessé au moins 130 personnes.

Source : Iran News Wire