Publié le : 21st avril 2021

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CSDHI – La corruption et la peur de la fureur et des protestations du peuple sont des facteurs sur lesquels les responsables iraniens et les médias officiels se mettent en garde quotidiennement.

Les conséquences des dérives du régime inquiètent les dirigeants

Les factions au pouvoir se rejettent la responsabilité de la propagation du coronavirus. Ils se mettent en garde contre les conséquences d’une politique aussi inhumaine, qui ne tient pas compte des ressources nécessaires à la vaccination du peuple.

Le 18 avril, le quotidien officiel Arman, dans un article intitulé « Ne blâmez pas la population en cas de crise », a mis en garde le régime des mollahs contre les conséquences de sa politique en matière de coronavirus. Il a écrit : « Quand l’écart de classe s’élargit tellement que même les montagnes et les collines sont incapables de le combler, comment pouvons-nous parler de la confrontation de la vie et du pain ? »

« La désobéissance civile et les anomalies sont les principaux produits des pressions économiques dans la société, et nous devons également prêter attention au point logique que la patience des gens a ses limites. » (Arman, 18 avril 2021)

L’étincelle de la colère risque de prendre feu

« Ne pas faire confiance aux gens » est le titre de l’un des articles du quotidien Jahan-e-Sanat, qui pointait du doigt les promesses creuses du gouvernement au sujet du coronavirus. Il a écrit : « Cela a mis les gens en colère au sujet de la situation actuelle. Quand une étincelle frappe ces gens, ils entrent dans le champ avec la plus grande violence, et puis les gens deviennent incontrôlables. »

Puis le quotidien Resalat jette de l’eau froide sur le faux espoir du gouvernement. Il a écrit : « Nous échouerons face au coronavirus. Le sort des vaccins dont nous avons besoin sera inconnu. » (Resalat, 18 avril 2021)

D’autres facteurs comme la crise sociale et économique sont des causes d’inquiétude pour les proches du régime. Ils se mettent en garde, ce qui est un aveu peu flatteur sur leur corruption institutionnelle.

« Les raisons du cycle sans fin du sous-développement » est le titre de l’un de ces avertissements. Un article du quotidien Iran daily, qui appartient à la faction du président, s’en prend à la faction rivale. Il a écrit : « Ils (la faction du Guide suprême) ont transformé les ailes politiques de l’Iran en soupe populaire. Alors, il a prévenu : « C’est la voie qui mènera à une impasse très dangereuse. » (Iran daily, 18 avril 2021)

« J’aimerais que nous n’ayons pas de mines » est le titre d’un article du quotidien Mostagel qui pointe du doigt l’une des affaires de corruption. En effet, il a écrit : « Le gouvernement reçoit environ 166 500 milliards d’euros par an en revenus pré-miniers sans dépenser un retour sur la protection des mines ou des villageois bénéficiaires. » (Mostagel, 18 avril 2021)

La corruption a pourri le régime

« Le marché boursier cherche à établir la confiance » est un autre article pointant la corruption. C’est ce qu’a écrit le quotidien officiel Vatan-e-Emrooz : « Le gouvernement a gagné environ 2000 trillions de tomans en vendant deux fonds d’investissement négociables appelés « Dara One » et « Palayesh One ». Le gouvernement a également gagné environ 1700 trillions de tomans grâce à la taxe sur les transferts d’actions. Ces chiffres montrent que le marché des capitaux en 2020, s’il n’a pas été favorable aux actionnaires réels, a été favorable pour le gouvernement. » (Vatan-e-Emrooz, 18 avril 2021)

Le quotidien officiel Setareh-e-Sohb a analysé la racine de la corruption du gouvernement. En effet, selon lui, « L’économie du pays est victime de l’oligarchie du pays depuis des décennies, et maintenant le gouvernement est au service de la poche de cette même oligarchie. Si cette voie et cette tendance ne changent pas, la situation de l’Iran va empirer à l’avenir. » (Setareh-e-Sohb, 18 avril 2021)

Le quotidien d’État Etemad met également en garde contre des années de pillage des poches du peuple, citant des « sociologues, des économistes, des politiciens et des activistes économiques » au sein du système. Il a écrit : « La baisse croissante et continue du pouvoir d’achat des citoyens est comme une bombe à retardement. Si nous ne la neutralisons pas au bon moment, nous ne savons pas combien de dégâts elle causera au (régime) en explosant. » (Etemad, 18 avril 2021)

Source : Iran Focus (site anglais)