L’Iran pend secrètement des ressortissants africains en prison.

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Active ImageCSDHI – Des informations concernant des exécutions à la prison de Vakil Abad à Machad, dans le nord-est de l’Iran, des sources fiables ont révélé que deux victimes pendues dans des affaires de drogue étaient des ressortissants nigériens et ghanéens, arrêtés pour avoir tenté de faire sortir 2 kg  d’héroïne du pays,  indique la Campagne Internationale des Droits Humains en Iran le 10 novembre.

 

C’est ainsi que le 26 octobre et le 18 août Paul Chindo, ressortissant du Nigéria, et Akwasi Akwabe, ressortissant du Ghana ont été pendus.
Ces sources relatent que « les exécutions ont été menées sans motifs préalables et sans la présence des ambassades officielles de ces deux pays, de leur famille ou de leur avocat ».
« Puisque ces ressortissants étrangers ne parlaient pas persan, on ne leur a pas lu leur sentence à voix haute et même au moment de signer et de confirmer la condamnation, il n’y avait pas de traducteurs pour les informer du contenu ».
Ces sources prétendent aussi que «  malgré leurs tentatives pour comprendre, ils ont été privés du minimum de leurs droits et laissés dans l’ignorance. Ils se sont vus refuser le droit à un avocat. On leur a également interdit d’appeler librement leur ambassade pour résoudre leurs problèmes ».
Les sources déclarent que « quand ils étaient en vie, ils avaient seulement la permission de téléphoner une fois par mois à leur famille ».
(Campagne Internationale des Droits Humains en Iran, 10/11/2010)
L’Iran fouette un prisonnier politique à la prison de Gohardacht à Karaj.
Le  10 novembre à 10 heures du matin, le prisonnier politique Behrouz Javid- Tehrani a été soudain convoqué au département d’application des peines de la prison de Gohardacht après 8 ans d’incarcération sous la torture et a été fouetté par Hassan Akharian qui est à la tête du département et connu pour avoir déjà torturé, assassiné et violé des prisonniers. Il a reçu 74 coups de fouet.
Sous les coups, il n’a pas poussé un seul cri de douleur ne voulant pas donner de satisfaction à son bourreau et malgré la violente douleur et un dos en sang, il souriait à son tortionnaire et le traitait avec mépris.
(Droits Humains et Activistes de la Démocratie en Iran, 10/11/2010)