Cinq exécutions en Iran

Le parc Mehrvarzi de la ville de Yassouj, dans le sud-ouest de l’Iran, a été le théâtre macabre de cinq pendaisons en publics, cinq hommes. C’est ce qu’annonce ce matin l’agence de presse officielle Fars, agence des bourreaux, puisque rattachée aux gardiens de la révolution.

Les chefs d’inculpations varient peu, violeur ou trafiquant de drogue, la dictature religieuse cherchant à donner une image déformée de cette population, pour mieux dissimuler les véritables criminels au pouvoir, stakhanovistes des exécutions.

L’agence des pasdarans se gausse de la foule « énorme » venue « demander l’application dans le moindre délai » de la peine.

Comme l’agence n’identifie pas les victimes, il s’agit sans doute comme à l’habitude de jeunes raflés dans les rue ou de protestataires. La reprise des exécutions collectives et des pendaisons publiques vise à intensifier le climat de peur. Mais si la foule était présente c’est qu’elle n’a pas eu peur de venir accompagner les victimes et de crier sa condamnation du régime, ce qu’elle ne manque pas de faire à chaque fois.