Iran : un condamné à mort sauvé alors qu’il avait la corde au cou

La pression dans le pays est tellement forte, la population tellement excédée par les exécutions à la chaine, que le régime a profité d’un moment d’inattention qui a sauvé la vie d’un homme, pour en faire de la propagande via son agence de presse Mehr, le 9 mai. 

Un Iranien, reconnu coupable de l’assassinat d’un policier, a été « pardonné » au dernier moment par la famille de la victime alors qu’il avait déjà la corde au cou, a rapporté jeudi l’agence Mehr.

La famille de la victime a « crié qu’elle accordait son pardon alors que le meurtrier était déjà pendu depuis quelques secondes ». Les gens ont accouru pour soutenir l’homme et lui enlevé la corde du cou, selon les photos publiées par l’agence.

L’homme était pendu publiquement à Machad (nord-est). Les exécutions publiques ont repris de plus belle en Iran à l’approche de l’élection présidentielle de juin.

La loi des mollahs prévoit que la famille de la victime peut accorder son pardon pour éviter une exécution. Dans ce cas, un condamné échappe à la peine capitale mais doit payer le prix du sang (diyeh) qui vaut aujourd’hui un milliard deux cents soixante mille rials (36.000 dollars) et purger une peine de prison.

Cette « loi » n’est appliquée que très rarement, les mollahs préférant de loin la pendaison haut et court.
(Avec AFP)