Iran : la lapidation reste dans le code pénal des mollahs

AFP, 30 mai – L’Iran a conservé dans son nouveau code pénal la peine de mort par lapidation pour adultère, un châtiment dénoncé par les pays occidentaux, mais le texte consulté jeudi par l’AFP laisse au juge la liberté de décider d’une autre forme d’exécution.

Selon l’article 225 du code pénal révisé, un juge peut modifier la forme de l’exécution d’un condamné « si la possibilité de lapidation n’existe pas », sans autre précision.

Sa décision doit cependant être approuvée par le chef de l’autorité judiciaire.

La révision de cet article, en chantier depuis plusieurs années, a été critiquée par les experts des droits de l’Homme de l’ONU. Le rapporteur spécial sur l’Iran, Ahmed Shaheed, avait estimé en octobre 2012 qu’elle n’empêcherait pas un juge de faire appliquer la sentence. Le groupe d’experts avait également affirmé que l’adultère n’était pas un crime.

La lapidation étant inscrite dans la charia (loi islamique), »elle n’a pas été supprimée et le terme reste dans la Loi, mais la manière de la mettre en pratique a été laissée au choix » du juge, avait souligné le porte-parole de la Commission parlmentaire, Mohammad Ali Esfanani, à l’agence Mehr. En Iran, les condamnés à mort sont généralement pendus.

Le code pénal iranien avait été modifié après la Révolution islamique de 1979 pour y introduire notamment les peines de lapidation, de coups de fouet ou encore d’amputation.

Le nouveau code pénal a été approuvé le 1er mai par le Conseil des gardiens de la Constitution. Il a été transféré par le président Mahmoud Ahmadinejad à l’autorité judiciaire le 24 mai, ainsi qu’au Journal officiel pour publication.

12 condamnés à la lapidation attendent actuellement leur exécution dans les prisons iraniennes.