Propagande pour de l’arrêt des sanctions en Iran

CSDHI – 55 contre 55 ! Plusieurs dizaines d’anciens détenus politiques iraniens viennent de déclarer que les 55 signataires de la lettre de « prisonniers politiques » au Président Obama réclamant il y a une semaine l’arrêt des sanctions internationales contre Téhéran, sont pour la plupart d’anciens hauts responsables du régime.  Les signataires de la fameuse lettre appartiennent à des factions internes du pouvoir, ciblés par la mauvaise humeur du Guide suprême.

La nouvelle lettre dénonçant les 55 pseudos détenus politiques, publiée sur le site de RFI persan et plusieurs autres sites iraniens, est elle aussi signée par 55 opposants Iraniens d’horizons divers, étant tous passés par la case prison des mollahs. Ils dénoncent une opération de propagande du régime iranien qui exploite le terme de « prisonnier politique » pour faire pression sur l’Occident.

Dans ce nouveau courrier au Président des Etats-Unis, les 55 véritables anciens détenus politiques notent : « la lettre qui vous a été adressée ces derniers jours au nom « d’anciens et d’actuels prisonniers politiques  » suivie de publicité, indépendamment de savoir si les signatures sont vraies ou non, est la lettre d’un despotisme émergeant ». Les auteurs ajoutent que ce nouveau pouvoir tyrannique compte justement parmi ses ministres Mostafa Pour-Mohammmadi, un acteur clé du massacre des prisonniers politiques de 1988. 

« Ceux qui vous ont réclamé la levée des sanctions, vous demandent de vous comporter gentiment avec les assassins du peuple iranien. A part quelques exceptions, ceux qui demandent l’arrêt des sanctions sont tous d’anciens responsables du sérail qui ont été un temps la cible de la mauvaise humeur d’Ali Khamenei », tiennent-ils à préciser.

Dans une autre lettre ouverte, le Dr. Mohammad Maleki, ancien recteur de l’Université de Téhéran, critique vivement ceux qui ont demandé récemment aux Etats-Unis de lever l’embargo. Il rappelle que le responsable de la pauvreté, de la corruption et du recul du pays est en fait le Guide suprême.

Mohammad Maleki a passé plusieurs années dans les prisons du régime et se trouve toujours en Iran.
 
Un autre prisonnier politique a également critiqué l’appel à la fin du boycott du régime. M. Arjang Davoudi est actuellement incarcéré à la prison de Bandar Abbas dans le sud de l’Iran.

Ces critiques formulées en Iran déclenchent de graves représailles du pouvoir, tandis que les sites officiels ont fait une large couverture de l’appel des pseudos 55.