Les familles des prisonniers politiques doivent donner leurs empreintes digitales et se faire photographier avant de pouvoir rendre visite à leurs proches à la prison de Raja’i-chahr près de la capitale iranienne.
Les parents sont forcés d’accepter cette procédure humiliante avant d’obtenir la permission d’une visite de 30 minutes dans ce sinistre pénitencier à 40 km à l’ouest de Téhéran.
Un prisonnier politique a révélé : « Tous les proches qui viennent voir les prisonniers politiques des cellules 10 et 12, même les femmes et les enfants, sont photographiés et leurs empreintes digitales sont relevés. »
Fatemeh Alvandi, mère du détenu politique Mehdi Mahmoudian, a ajouté : « Pourquoi nous imposer ces pressions pour une visite en prison ?
« C’est comme si quatre années de souffrance pour la famille et le calvaire des parents, des épouses et des enfants n’était pas suffisant et maintenant pour une visite d’une demi-heure, ils relèvent toutes nos empreintes digitales de manière humiliante. »
Mahmoudian a été arrêté en 2009 et a passé trois mois en isolement. C’était un des journalistes qui avaient dénoncé les conditions terrifiantes dans la prison de Kahrizak. Il a été condamné à cinq ans de prison pour avoir parlé aux médias et donné les noms et le nombre de ceux qui ont été tués, et révélé que leurs enterrements avaient été interdits.
La prison de Kahrizak est également le lieu où plusieurs des manifestants du soulèvement de 2009 avaient été emmenés, et beaucoup torturés à mort.
Par ailleurs, le prisonnier Abolfazl Abedini est désormais dans une grave situation après 20 jours de grève de la faim contre son transfert à la prison de Karoun, dans la province du Khouzistan dans le sud-ouest de l’Iran.
Il a enduré des mauvais traitements physiques récurrents après avoir fait savoir comment le bloggeur Sattar Behechti avait été arrêté et tué sous la torture en 2012, pour avoir fustigé le régime et le guide suprême sur son site internet.
45 prisonniers politiques viennent de publier une déclaration en soutien à la grève de la faim de M. Abedini.



