Dans un pays où règne la censure sur le web, un Iranien est accusé d’avoir ouvert plusieurs faux comptes de ministres sur le réseau social.
En Iran, le piratage n’est pas pris à la légère. Pour avoir créé de fausses pages Facebook au nom de plusieurs ministres, un Iranien a en effet été arrêté lundi 14 octobre.
« Au cours des dernières semaines, des pages Facebook ont été créées au nom de certains membres du gouvernement qui ont démenti en être à l’origine. Une enquête a été ouverte, un homme a été identifié et arrêté. Il est en prison », a déclaré Gholamhossein Mohseni-Ejeie, le porte-parole de l’autorité judiciaire, cité par l’agence officielle Irna. A ce jour, seul le ministre des Affaires étrangères, Javad Zarif, possède une page Facebook officielle et un compte Twitter certifié. Plusieurs membres du gouvernement iraniens ont démenti être responsables d’une page Facebook qui leur était attribuée.
L’Iran interdit l’accès à Twitter, Facebook, YouTube, ainsi qu’à de nombreux autres sites, en particulier pornographiques ou politiques. Les internautes doivent avoir un réseau virtuel privé (VPN) ou un pare-feu pour surfer sur la Toile, mais la plupart de ces outils sont aussi bloqués. Les autorités fournissent à certaines sociétés privées et d’Etat un « VPN national » pour accéder à l’internet mondial.
Le régime de Téhéran a écarté la semaine dernière toute légalisation prochaine de Twitter et Facebook, mais la question est actuellement étudiée par un comité spécial.
Selon des chiffres officiels, un peu plus de 30 millions d’Iraniens utilisent internet, sur une population totale de 75 millions de personnes.



