CSDHI – Les unités de résistance de l’Organisation des Moudjahidines du Peuple Iranien (OMPI) à Zahedan ont amplifié leurs appels au changement de régime, dans une démonstration frappante de défi contre le régime autoritaire. Ce mouvement reflète une dynamique croissante au sein de la population du Baloutchistan, qui est unie dans sa demande de liberté et d’égalité, rejetant à la fois le régime monarchique et le régime clérical.
Des slogans qui reflètent les aspirations du peuple
Les chants des unités de résistance résonnent d’un message clair : « Non au Shah, non aux mollahs, oui à la liberté et à l’égalité ». Ces mots résument le désir du peuple d’une alternative démocratique à l’oppression qu’il a subie. D’autres slogans, tels que « À bas l’oppresseur, qu’il s’agisse du Shah ou des mollahs » et « Non à la couronne, non au turban, le régime des mollahs est fini », soulignent leur rejet des formes passées et présentes de tyrannie.
Contexte régional et national
Les récents événements ont enhardi les unités de résistance, qui considèrent la diminution de l’influence du régime comme un signe de sa chute imminente. Dans une déclaration percutante, elles ont affirmé que « le démantèlement des milices du régime en Irak est un autre signe de la défaite de Khamenei dans la région ». Cette perspective souligne les implications régionales plus larges de l’affaiblissement du pouvoir du régime iranien, alors que ses forces supplétives sont confrontées à des défis de plus en plus importants.
Les exécutions comme outil de répression
Le recours croissant du régime aux exécutions pour réprimer la dissidence a été vivement condamné. Les Unités de Résistance ont noté que « l’augmentation des exécutions indique que Khamenei craint le soulèvement du peuple du Baloutchistan ». Cette recrudescence de la violence autorisée par l’État révèle le désespoir du régime face à une opposition de plus en plus forte.
Souvenirs du « vendredi sanglant de Zahedan
Un aspect poignant de cette résistance est la solidarité manifestée avec les familles des martyrs du massacre du « vendredi sanglant de Zahedan ». Le 30 septembre 2022, les forces de sécurité iraniennes ont ouvert le feu sur des manifestants pacifiques, tuant plus de 100 personnes, dont plus d’une douzaine d’enfants. Malgré les tentatives des autorités de réduire les familles au silence en leur offrant une compensation financière, leur réponse a été résolue : « Nous ne nous sommes pas sacrifiés pour obtenir l’argent du sang ». Elles ont rejeté ces offres qu’elles considèrent comme insultantes, déclarant : « Payer le prix du sang est une insulte aux familles des martyrs du vendredi sanglant. Nous n’oublierons ni ne pardonnerons ».
Une position ferme contre le compromis
Les familles des martyrs ont clairement fait savoir qu’aucune forme de compromis n’était acceptable. « Le sang des Baloutches ne sera pas acheté avec de l’argent ou de l’argent du sang », affirment-elles, réaffirmant leur engagement en faveur de la justice. Ils ajoutent : « Nous n’avons pas donné de martyrs pour faire des compromis avec le chef meurtrier du régime. Nous ne négocierons jamais ni ne ferons de compromis avec les assassins de nos enfants ».
Une vision pour le changement
Les unités de résistance de Zahedan incarnent les aspirations plus larges du peuple du Baloutchistan. Elles ont déclaré : « L’ère sombre de la région va changer. La liberté est proche. » Condamnant les enlèvements systématiques du régime, elles ont qualifié ces actions de « crimes organisés » perpétrés contre le peuple du Baloutchistan.
Conclusion
La dernière vague de résistance à Zahedan témoigne de la détermination inébranlable du peuple du Baloutchistan à obtenir la liberté, l’égalité et la justice. Leur détermination collective témoigne d’un engagement puissant à mettre fin à des décennies d’oppression sous le régime actuel, offrant l’espoir d’un avenir plus lumineux et plus libre.



