CSDHI – La prison d’Evine, en Iran, est devenue un sinistre symbole de la répression politique en raison de ses pratiques de gestion, des conditions inhumaines qui y sont imposées aux détenus et de la répression systématique qui y est pratiquée. La prison utilise de petites cellules d’isolement, un isolement complet, le déni des droits fondamentaux et la torture physique et psychologique pour atteindre un objectif unique : briser l’esprit et la détermination des dissidents politiques.
Le quartier 240 de la prison d’Evine est reconnu comme l’un des exemples les plus horribles de violations systématiques des droits de l’homme en Iran. Ce quartier, tristement célèbre pour ses traitements inhumains, son isolement rigoureux et ses actes de torture, est un outil efficace pour réprimer les militants politiques et les dissidents.
Structure et gestion du quartier 240 de la prison d’Evine
Le quartier 240 de la prison d’Evine est situé dans un bâtiment de quatre étages, chaque étage contenant environ 100 cellules d’isolement, soit un total de 400 cellules. Dans les années 1980, ce quartier était connu sous le nom de « zone de repos » et était spécialement conçu pour détenir des prisonniers politiques et de sécurité. Chaque cellule mesure environ 1,5 mètre sur 2 et ne comprend qu’une petite toilette, un lavabo et une minuscule fenêtre près du plafond. Ces cellules sont délibérément conçues pour isoler les prisonniers de toute forme d’interaction humaine et exercer une pression psychologique.
Le quartier est directement supervisé par le ministère du renseignement et joue un rôle central lors des crises politiques et sociales, telles que les grandes manifestations, en détenant et en interrogeant les activistes politiques et civils. Le pavillon 240 de la prison d’Evine sert non seulement de lieu de détention, mais aussi de mécanisme pour imposer l’isolement et briser la résistance des prisonniers.
Conditions inhumaines et torture dans le quartier 240 de la prison d’Evine
Les prisonniers du quartier 240 sont privés de nombreux droits fondamentaux. Ils ont un accès extrêmement limité aux espaces extérieurs et sont souvent confinés dans leurs petites cellules pendant des jours, voire des mois. L’utilisation de livres, de la télévision ou d’autres formes de communication est strictement interdite, et les prisonniers sont souvent privés de visites régulières avec leurs familles ou leurs avocats.
Les rapports d’anciens détenus décrivent des interrogatoires prolongés impliquant des menaces, des pressions psychologiques et des tortures physiques. Ceux qui ont été libérés du pavillon 240 le décrivent comme une « prison dans la prison », où l’objectif principal est de briser le moral et la volonté des prisonniers.
Contexte historique et observations des années 1980
Au cours des années 1980, le quartier 240 de la prison d’Evine est devenu un élément central de la vaste campagne menée par le gouvernement iranien pour réprimer l’opposition politique. Les conditions horribles qui y régnaient incluaient le refus de l’air frais, l’interdiction de faire de l’exercice ou même de chanter dans les cellules. Les prisonniers qui protestaient contre ces règles strictes étaient souvent soumis à des punitions sévères, telles que des coups de câbles.
Les récits des prisonniers politiques de l’époque révèlent que le quartier 240 était systématiquement conçu pour créer une atmosphère de peur et de soumission. Cette approche est restée largement inchangée, les modifications superficielles apportées à la structure ou à la dénomination du quartier servant à dissimuler sa nature oppressive.
Prisonniers célèbres et impact social dans la prison d’Evine
Le quartier 240 a accueilli de nombreuses personnalités politiques, des journalistes et des militants de la société civile. Lors des manifestations de 2009 et d’autres crises politiques, de nombreux activistes de premier plan ont été détenus dans ce quartier. L’objectif principal de ces conditions de détention était d’envoyer un message de répression à la société et d’intimider d’autres dissidents.
L’existence d’installations telles que le quartier 240 de la prison d’Evine a des effets dévastateurs sur les familles et les amis des prisonniers. L’incertitude entourant les conditions de vie des prisonniers impose une pression psychologique immense à leurs proches. Cette pression s’étend au-delà des familles, affectant la société dans son ensemble et servant de symbole de la restriction de la liberté d’expression et de la suppression de l’opposition politique. Ces impacts illustrent les effets considérables de ces structures qui renforcent la peur et le contrôle politique.



