Les droits humains depuis la prison de Vakil Abad – Partie 3

Répression systématique des prisonniers d’opinion sunnites à la prison de Vakil Abad, à Mashhad
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CSDHI – La prison de Vakil Abad à Mashhad est l’une des prisons iraniennes les plus connues pour ses violations des droits humains.

Présentation de la prison de Vakil Abad

L’un de ses quartiers abrite de nombreux prisonniers politiques et religieux, ainsi que des membres de minorités religieuses, qui subissent des conditions inhumaines et une répression intense. Parmi ces prisonniers, les musulmans sunnites sont les plus vulnérables, confrontés à une discrimination systématique, à la privation des droits fondamentaux, à la torture et même à des exécutions extrajudiciaires. Ce rapport examine la situation de ces prisonniers et présente des cas documentés de violations de leurs droits humains.

1. Discrimination religieuse et répression systématique

Les prisonniers sunnites de la prison de Vakil Abad sont soumis à une répression sévère :

Les prières en congrégation et autres cérémonies religieuses sunnites sont strictement interdites, et toute activité religieuse est réprimée par les forces de sécurité.

Certains prisonniers auraient été torturés et placés à l’isolement pour avoir résisté aux pressions exercées sur eux afin qu’ils changent de religion.

2. Privation des droits humains fondamentaux ; conditions de vie insupportables

Comme les autres détenus, les prisonniers sunnites sont privés des services de santé essentiels. Nombre d’entre eux souffrent de maladies chroniques mais n’ont pas accès à un traitement médical.

L’approvisionnement en nourriture de la prison est extrêmement faible, ce qui entraîne la malnutrition et de graves problèmes de santé parmi les prisonniers.

L’accès à l’eau potable est limité et la mauvaise qualité de l’eau disponible a provoqué des maladies digestives et rénales chez les détenus.

3. Conditions de détention des prisonniers sunnites dans le quartier 6-1 de la prison de Vakil Abad

La plupart des prisonniers sunnites sont détenus dans le quartier 6-1 de la prison de Vakil Abad, qui est l’un des pires en termes de conditions et d’installations.

Ce quartier est gravement surpeuplé et de nombreux prisonniers sont contraints de vivre dans des conditions insalubres et inhumaines.

Selon des informations internes, le quartier est sale, les fuites d’eau des salles de bain du niveau supérieur s’écoulent sur les détenus du niveau inférieur. La présence de parasites tels que les punaises de lit, les poux et les cafards a rendu les conditions de vie intolérables.

Ces prisonniers sont détenus aux côtés de criminels dangereux et de délinquants violents, ce qui met gravement en danger leur sécurité.

Ils sont également privés de contacts familiaux et de services médicaux, et soumis à de graves pressions psychologiques et physiques.

4. Torture, aveux forcés et menaces contre les familles : Une sombre réalité dans la prison de Vakil Abad

Des rapports provenant de la prison de Vakil Abad indiquent que des prisonniers ont été soumis à des tortures brutales et forcés d’avouer sous la contrainte, ces aveux étant ensuite utilisés contre eux lors de procès inéquitables.

Les méthodes de torture comprennent les chocs électriques, les coups de câble, les agressions physiques et l’application de gaz poivré sur les parties sensibles du corps.

Les autorités pénitentiaires ont également menacé les familles des prisonniers de divorce forcé, de harcèlement et même de violence sexuelle pour accroître la pression sur les détenus.

5. Exécutions secrètes sans procès équitable : Les crimes impunis du régime iranien

De nombreux prisonniers sunnites ont été condamnés à mort sans procès équitable et sans accès à une représentation juridique indépendante. Ils ont été condamnés sur la base d’accusations sans fondement, telles que l’appartenance présumée au soi-disant « Front national de solidarité sunnite », sans aucune preuve crédible.

Les exécutions soudaines de détenus sans que leurs familles en soient préalablement informées se sont multipliées ces dernières années.

6. Noms et destins des prisonniers sunnites : Preuve de l’injustice et de l’oppression

Farhad Shakeri, Isa Eidmohammadi, Abdulhakim Azim Gorgij et Abdolrahman Gorgij ont été arrêtés en 2015 et condamnés à mort sur la base d’accusations forgées de toutes pièces. Leurs condamnations à mort ont été prononcées et confirmées à plusieurs reprises.

Abdolbaset Orsan a été condamné à 15 ans de prison et est privé de soins médicaux.

Hamid Rast Bala, Mohammad Ali Arayesh et Kabir Saadat Jahani ont été soudainement exécutés en décembre 2020 sans que leurs familles en soient informées au préalable. Ces prisonniers religieux n’ont pas eu le droit d’être représentés par un avocat de leur choix au cours de leur procès.

7. Un appel à la communauté internationale : Un cri qui ne doit pas être ignoré

Le 14 janvier 2025, six prisonniers sunnites de la prison de Vakil Abad – Issa Eidmohammadi, Farhad Shakeri, Habib Pirmohammadi, Abdolrahman Gorgij, Abdolbaset Orsan et Abdulhakim Azim Gorgij – ont envoyé une lettre au secrétaire général des Nations unies et à Amnesty International, demandant une intervention internationale immédiate pour mettre fin à la torture et aux conditions inhumaines subies par les prisonniers, y compris les détenus sunnites, dans la prison de Vakil Abad.

Les six prisonniers sunnites de la prison de Vakil Abad qui ont envoyé une lettre au Secrétaire général des Nations unies et à Amnesty International.

8. La prison de Vakil Abad et les violations du droit international relatif aux droits de l’homme

La répression des prisonniers d’opinion et des minorités religieuses viole les documents internationaux relatifs aux droits de l’homme, notamment les articles 2, 18 et 19 de la Déclaration universelle des droits humains et l’article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP).

Le droit à un procès équitable devant un tribunal impartial est souligné dans l’article 10 de la Déclaration universelle des droits humains.

Le refus d’accès à un avocat et la privation de droits essentiels au cours de la procédure judiciaire violent l’article 9 de la Déclaration universelle des droits humains et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, adoptés le 16 décembre 1966.

L’article 5 du code de procédure pénale iranien souligne le droit de l’accusé d’être informé dans le plus court délai des charges retenues contre lui et d’avoir accès à une représentation légale et à d’autres droits de défense.

9. Le silence des organisations de défense des droits humains : Une autorisation pour la poursuite de la répression ?

Malgré les nombreux rapports de prisonniers, d’avocats et d’organisations de défense des droits de l’homme détaillant les conditions désastreuses des prisonniers sunnites en Iran, les organismes internationaux de défense des droits de l’homme n’ont pas pris de mesures suffisantes pour mettre un terme à ces crimes.

L’inaction de ces organisations a encouragé le régime iranien à poursuivre sa répression systématique des prisonniers d’opinion sans en subir les conséquences.

Une plus grande pression de la part des organismes internationaux est nécessaire pour obliger ces organisations à assumer leurs responsabilités envers les prisonniers sunnites et les autres minorités religieuses.

10. Appel urgent à l’action : Le monde doit se lever pour sauver les prisonniers du régime iranien

Les Nations Unies, Amnesty International et d’autres organisations de défense des droits humains doivent exercer une pression accrue sur le gouvernement iranien pour empêcher l’exécution de prisonniers.

Des enquêtes internationales indépendantes doivent être menées sur la torture, les aveux forcés et les autres violations des droits de l’homme commises dans la prison de Vakil Abad.

Conclusion : Vakil Abad – un symbole d’oppression religieuse ; il est temps d’agir contre les violations des droits humains

La situation des prisonniers de la prison de Vakil Abad, en particulier des prisonniers d’opinion et des détenus sunnites, illustre la violation systématique des droits humains en Iran. Ces prisonniers sont non seulement privés de liberté religieuse, mais sont également soumis aux pires conditions possibles. Une action urgente de la communauté internationale est nécessaire pour mettre fin à cette injustice.