Iran : Il faut sauver Gholam-Reza Khosravi d’une exécution imminente

Appel à l’ONU, aux USA, à l’UE et aux défenseurs des droits humains pour empêcher l’exécution de cet ouvrier, prisonnier politique iranie, condamné à mort pour un soutien financier à l’opposition

CSDHI – Gholam-Reza Khosravi, 49 ans, originaire d’Abadan dans le sud de l’Iran, père d’un enfant, ouvrier soudeur, a été condamné à mort le 21 avril 2012 pour « guerre contre Dieu », indique un communiqué du CNRI. Il avait déjà connu la prison politique dans les années 80, alors qu’il avait à peine 16 ans, en raison de son soutien aux Moudjahidine du peuple d’Iran (Ompi) et avait purgé une peine de cinq ans dans la prison de Kazeroun.

A nouveau en 2007, il a été arrêté et sans la moindre procédure judiciaire équitable condamné à six ans de prison. En 2010, alors qu’il ne lui restait que 2 ans à purger, le judiciaire des mollahs, en pleine révolte populaire en Iran, le juge à nouveau pour « guerre contre Dieu » à cause d’un soutien financier à l’Ompi et le condamne à mort. Le régime des mollahs l’a torturée à maintes reprises pour le forcer à faire des aveux télévisés. En prison depuis huit ans, il aura passé 40 mois en isolement dans des conditions très difficiles.

Lors du raid sauvage contre la section 350 de la prison d’Evine le 17 avril, Gholam-Reza Khosravi a été violemment tabassé et blessé avant d’être jeté au cachot de la section 240, le corps en sang, noir d’ecchymoses, la tête et le visage blessés, saignant, l’oreille droite déchirée. Selon des témoins oculaires, les bourreaux s’étaient spécialement acharnés sur lui avec haine et férocité. 

Malgré son état catastrophique, il avait mené une grève de la faim avec d’autres prisonniers confinés eux aussi en isolement. Cette grève a duré 23 jours jusqu’à ce qu’ils retournent à la section 350. Les bourreaux d’Evine l’ont privé du moindre traitement médical malgré ses nombreuses maladies et blessures. Un des agents des services de renseignement portant le pseudonyme d’Alavi avait menacé Khosravi de le faire exécuter rapidement. Il avait aussi menacé les proches de ce prisonnier politique d’arrestation et de lourdes peines, s’ils rencontraient des délégations étrangères.