CSDHI – Le 10 juin, trois organisations non-gouvernementales, le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) , l’Association Internationale des droits humains des femmes (WHRIA), et le Développement Educatif International ont vivement recommandé au Haut Commissariat des Nations Unies pour les droits de l’homme à prendre des mesures en ce qui concerne le grand nombre d’exécutions en Iran.
Les ONG ont indiqué dans une déclaration conjointe lors de la 26ème session du Conseil des droits de l’homme : « L’exemple est l’affaire de Gholamreza Khosravi, détenu plus de 40 mois en isolement dans différents centres de détention depuis son arrestation en 2008. Au cours de sa détention, il a déclaré avoir été torturé ou sinon maltraité après avoir refusé de faire des « aveux ». Il a été condamné à mort en 2010 sur l’accusation d’« hostilité envers Dieu» (mohareb) pour son soutien présumé à un groupe d’opposition iranien interdit, l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI ).
« Il se trouvait parmi les prisonniers qui blessés lors du raid du 17 avril sur la section 350 de la prison d’Evine. Après l’incident, il aurait été informé par un homme du ministère du Renseignement que sa peine de mort allait être appliquée.
« Il a été transféré de la section 350 de la prison Evine de Téhéran à la section de « quarantaine » de Radjaï-Chahr, le 28 mai. Nous savons que ni les membres de la famille ni son avocat n’ont été informés de son transfert de la prison d’Evine à la prison de Radjaï-Chahr ni les raisons. Selon la loi iranienne, les avocats doivent recevoir une notification 48 heures avant l’exécution d’un client.
« M. Khosravi Savadjani a été arrêté en Rafsandjan, dans la province de Kerman, en 2008 et a été jugé sur des accusations liées à ses dons financiers et à la transmission d’informations aux Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI). Il a été condamné à six ans d’emprisonnement. Il avait déjà effectué cinq ans de réclusion de 1981 à 1986 pour son soutien à l’OMPI ».



