Ahmed Shaheed soutient les prisonniers politiques en Iran

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Ahmed Shaheedshaheedoniran.org , 2 juillet – Des protections insuffisantes des droits civils et politiques ont conduit à l’emprisonnement de plus de 895 « prisonniers de conscience » et « prisonniers politiques » dans la République islamique d’Iran.

Plus de la moitié de ces Iraniens ont été condamnés pour des actes simples et protégés tels que l’expression d’une opinion, l’association à une organisation qui promeut les droits culturels, des activités sur un campus universitaire, la participation à un rassemblement ou une manifestation, ou la foi en une religion non reconnue.

Mon dernier rapport au Conseil des droits de l’homme de l’ONU examine l’héritage des lois vagues et trop larges qui conduisent à l’arrestation de journalistes en Iran, d’avocats, d’étudiants, et de centaines de militants qui travaillent pour faire avancer les droits des travailleurs, des femmes et des minorités dans le pays. Mon rapport traite également des pratiques abusives qui se traduisent par la torture et par le déni des normes s’appliquant à un procès équitable qui contribuent à des condamnations injustes de centaines de défenseurs des droits de l’homme.

Certains prisonniers politiques ont également été exécutés pour leurs crimes présumés, comme Gholamreza Khosravi Savadjani, Mah Afrid Amir Khosravi, Ali Chebeishat et Sayed Khaled Moussavi, récemment exécutés sur des accusations de Moharebeh (guerre contre Dieu) pour leur implication dans les droits culturels et des groupes politiques.

Le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies reconnaît le rôle essentiel que les défenseurs des droits humains jouent dans la promotion et la protection des droits humains et des libertés fondamentales dans le monde, et a réfléchi sur les risques graves auxquels ils sont confrontés pour leur travail en raison de « menaces, d’attaques, de représailles et d’actes d’intimidation ».

La réponse ferme du Conseil a été de réaffirmer la responsabilité des États membres à protéger tous les droits fondamentaux, et à reconnaître que les lois et pratiques nationales doivent « faciliter le travail des défenseurs des droits de l’homme, y compris « en évitant toute criminalisation, stigmatisation, obstacles, obstructions ou restrictions , qui violent le droit international des droits de l’homme, dans une résolution adoptée à l’unanimité en mars dernier.

Les Iraniens à l’intérieur et à l’extérieur du pays continuent de travailler pour mettre en œuvre la proclamation du Conseil chez eux. Récemment, par exemple, la « campagne pour libérer les prisonniers politiques » a tenu sa Journée internationale de soutien aux actes de courage pour faire avancer pacifiquement l’idée que tout le monde a les mêmes droits. La communauté internationale doit continuer à démontrer son engagement aux Iraniens en mettant en évidence les violations, en appelant à la libération de tous les défenseurs des droits humains, en persistant dans son soutien aux initiatives locales et en saluant l’Iran pour les mesures positives qui renforcent la protection des droits de l’homme dans le pays. Cela comprend l’arrêt apparent des exécutions des prisonniers sunnites Hamed Ahmadi, Jahangir Dehghani, Jamshid Dehghani, et Kamal Mollaï, poursuivis pour homicide présumé, bien qu’ils affirment qu’ils étaient emprisonnés au moment où du crime.

J’espère que les autorités judiciaires et celle de l’application de la loi en Iran pourront travailler ensemble pour respecter et faire respecter les normes du droit international en matière de droit de l’homme qui peuvent résulter en une diminution des incarcérations politiques et des poursuites.

La communauté internationale s’en réjouirait vraiment comme de toute autre mesure servant à transformer la rhétorique en action de la part du gouvernement.