Manifestation à Paris 14 Mars : Les Iraniens clament « Ni Shah, Ni mollah » et réaffirment que la liberté viendra du peuple iranien lui-même

Paris, 14 mars 2026 – Une nouvelle manifestation d’Iraniens en exil et de soutiens à la cause de la liberté en Iran s’est tenue place de la Bastille à Paris, organisée dans le cadre des actions du Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran (CSDHI). Les participants ont exprimé leur solidarité avec le soulèvement populaire en cours en Iran, tout en rejetant toute ingérence étrangère et en rappelant que seule une résistance organisée par le peuple iranien peut conduire à la démocratie et à la liberté.

Le slogan central de la mobilisation, « Ni shah, Ni mollah », a retenti haut et fort, symbolisant le refus absolu de tout retour à la monarchie et de toute poursuite de la dictature théocratique. Les manifestants ont également souligné que la guerre étrangère n’est pas la solution pour l’Iran et que le changement politique doit venir du peuple iranien lui-même, à travers une résistance organisée.

Plusieurs intervenants ont pris la parole pour renforcer ce message de résistance endogène et de solidarité internationale.
Cathy, citoyenne française, a exprimé son soutien profond :

« C’est pour moi un grand honneur, en tant que citoyenne française, d’être parmi vous aujourd’hui. Je ne suis pas iranienne, mais je me sens profondément solidaire de votre combat. Votre lutte dépasse les frontières de l’Iran. C’est un combat universel pour la dignité humaine, la justice et la démocratie. […] Aujourd’hui, lorsque nous regardons l’Iran, nous reconnaissons le courage d’un peuple qui refuse de se soumettre. Je soutiens le Conseil national de la résistance iranienne. Il porte l’espoir d’une alternative démocratique et les aspirations du peuple iranien. Cette alternative repose sur un principe fondamental : le changement en Iran doit venir du peuple lui-même, de sa résistance et de son organisation. […] Vous n’êtes pas seuls. Votre combat est juste et votre désir de liberté finira par triompher. Vive la solidarité entre les peuples! Vive la liberté pour l’Iran. À bas la dictature ! Vive la résistance ! »

Arman Habibi, représentant la jeunesse iranienne, a quant à lui insisté sur la légitimité et la force de la résistance intérieure :

« Au peuple iranien. La seule solution est celle du peuple iranien lui-même. La seule voie est celle du renversement de ce régime par le peuple et par sa résistance organisée. […] En tant que jeunes Iraniens, je voudrais rappeler le courage des unités de résistance de l’organisation des moudjahidines du peuple et du Conseil national de la Résistance iranienne […] Cela montre que la résistance est profondément enracinée dans la société iranienne, dans toutes les générations. […] Pour l’avenir de l’Iran, nous voulons un pays libre et démocratique, une république fondée sur la souveraineté du peuple et sur la séparation de la religion et de l’État. Cette vision est portée par le plan en dix points présenté par Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne. Vive la République. Vive la démocratie et vive la liberté. »

Fahimeh Ponsonnaille a, elle, centré son intervention sur le rôle historique et actuel des femmes iraniennes dans la résistance, en rendant hommage aux martyres et aux prisonnières politiques :

« Chers amis de l’Iran libre et démocratique, merci d’être là. Moi je suis là pour vous parler des femmes. Les femmes iraniennes à l’avant-garde du combat contre ce régime depuis le premier jour. […] Je voudrais parler de toutes ces femmes iraniennes qui ont combattu ce régime depuis le premier jour et qui ont payé le prix dans les prisons d’Evin, dans les rues de Téhéran, qui ont supporté les pires tortures. […] Alors pourquoi nous soutenons le Conseil national de la résistance iranienne ? Parce que c’est présidé par une femme. Parce qu’en fait elle présente une femme pour être en face de ce régime misogyne, théocratique et sanguinaire. Parce que c’est une femme qui propose la séparation de la religion et de l’État. […] Alors oui, moi je voudrais aussi parler de ces femmes de résistance aujourd’hui qui dans les rues de Téhéran continuent à porter le flambeau, à toutes ces filles qui continuent à écrire sur les murs « Femme, Révolution, Liberté », à toutes ces femmes qui continuent de crier « Femme, Résistance, Liberté ». […] L’Iran ne demande pas de retour dans une autre monarchie, dans une autre dictature qu’elle soit monarchique, théocratique ou de quelque nature que ce soit. Le peuple iranien demande la liberté et la démocratie et il le mérite parce qu’ils ont payé le prix pour cette liberté et démocratie. […] Femme, Résistance, Liberté ! »

La foule a repris en chœur : Femme, Résistance, Liberté ! Femme, Résistance, Liberté ! Femme, Résistance, Liberté !

Un hommage émouvant a été rendu aux martyrs du soulèvement de 2026, ces femmes, ces hommes et ces jeunes qui ont payé de leur vie leur aspiration à la liberté dans les rues d’Iran depuis décembre 2025. Dans un moment de grande émotion, le musicien Hamidreza Taherzadeh, membre du CNRI-France, a interprété une pièce traditionnelle iranienne sur un instrument authentique. Sa performance a profondément touché l’assistance et a été saluée comme un vibrant témoignage de mémoire et de résistance culturelle.

Cette mobilisation s’inscrit dans la continuité des actions internationales du CSDHI visant à dénoncer la répression sanglante du régime et à soutenir le mouvement de contestation par le peuple iranien. Malgré les massacres, les coupures d’internet et la terreur d’État, le cri de « Femme, Résistance, Liberté » continue de résonner et de gagner en force. Le CSDHI réaffirme son engagement aux côtés des résistants iraniens et appelle à la poursuite des manifestations de solidarité partout dans le monde. Les participants ont également affirmé que la révolution iranienne de 2026 n’a pas besoin de sauveurs extérieurs et doit se construire par la volonté et le courage du peuple lui-même.

Le Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran continuera à informer, mobiliser et agir jusqu’à la victoire finale de la démocratie en Iran. Restez connectés et participez aux prochaines actions !