À l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort, le 10 octobre 2026, des citoyens parisiens, des membres de la diaspora iranienne et des militants associatifs se sont réunis au parc Montsouris, à Paris, pour une course solidaire de 3 kilomètres en faveur de l’abolition de la peine de mort et pour soutenir les prisonniers menacés d’exécution en Iran.
Organisée dans un esprit de solidarité et de mobilisation citoyenne, cette initiative avait pour objectif de rendre visibles les victimes des exécutions en Iran et de rappeler que le droit à la vie doit être respecté partout dans le monde.
Des gestes symboliques pour les victimes des exécutions
Le rassemblement a débuté à 11 heures. Avant le départ de la course, prévu à 11 h 30, les participants ont pris part à plusieurs actions collectives en soutien au mouvement contre la peine de mort.
Plusieurs personnes tenaient des photographies de personnes exécutées en Iran depuis le début de l’année 2026. Les participants portaient également des T-shirts affichant le message « Non aux exécutions », afin de sensibiliser les passants et les visiteurs du parc à la situation des droits humains en Iran.
Ces gestes symboliques ont permis de rappeler que derrière chaque exécution se trouvent une vie, une famille et des proches confrontés à une immense souffrance.

1 135 exécutions recensées en Iran jusqu’à fin septembre 2026
Lors des prises de parole précédant le départ, les intervenants ont rappelé l’ampleur de la peine de mort en Iran et l’urgence d’une mobilisation internationale.
Selon les chiffres recensés par le Comité de soutien aux droits de l’homme en Iran (CSDHI), 1 135 exécutions ont été enregistrées en Iran jusqu’à la fin septembre 2026, dont 28 femmes et 35 prisonniers politiques.
Les intervenants ont également attiré l’attention sur le nombre de personnes toujours menacées d’exécution : environ 180 prisonniers politiques et 5 000 prisonniers de droit commun seraient actuellement sous le coup d’une condamnation à mort, selon les chiffres présentés lors de l’événement.

Amytis: « Nous courons pour celles et ceux qui ne peuvent pas faire entendre leur voix »
Dans son discours d’ouverture, Amétis, représentante de l’association Jeunes pour la Liberté et la Laïcité (JPLL), a rappelé le sens de cette initiative :
« Aujourd’hui, nous courons pour celles et ceux qui ne peuvent pas faire entendre leur voix. Nous courons pour les prisonniers condamnés à mort, pour leurs familles, et pour toutes les personnes qui se battent pour le droit à la vie et à la liberté. »
Elle a souligné que la peine de mort ne saurait apporter de véritable justice ni réparer les souffrances humaines. Elle a également rappelé que, selon elle, chaque exécution est instrumentalisée par le régime iranien pour semer la terreur et préserver son pouvoir.
Amétis a conclu son intervention en appelant les participants à faire entendre leur voix pour l’abolition de la peine de mort en Iran et dans le monde.

Arman : « Le droit à la vie ne doit pas dépendre du pays dans lequel on vit »
Arman Habibi, également membre de JPLL, a présenté les chiffres des exécutions recensées en Iran et insisté sur l’importance de la mobilisation citoyenne.
Il a déclaré :
« Nous sommes ici à Paris, avec des citoyens de différentes origines, réunis autour d’un même principe : le droit à la vie ne doit pas dépendre du pays dans lequel on vit. »
Il a également souligné que chaque pas effectué lors de cette course constituait un geste de solidarité envers les victimes, leurs proches et les prisonniers qui résistent à l’injustice.
Son message était clair : les participants demandent l’arrêt des exécutions, l’annulation des condamnations à mort et la libération des prisonniers politiques.
Une course placée sous le signe de la solidarité
À 11 h 30, les participants ont pris le départ de cette course solidaire de 3 kilomètres à travers le parc Montsouris.
L’événement s’est déroulé dans une ambiance chaleureuse, avec un fort esprit collectif. Plusieurs coureurs présents dans le parc ont rejoint spontanément l’initiative, tandis que de nombreux visiteurs et habitants de Paris ont encouragé les participants.
Au-delà de la performance sportive, cette course était avant tout un geste symbolique : chaque kilomètre parcouru exprimait un soutien aux personnes menacées d’exécution et un refus de l’indifférence face aux violations des droits humains.
La présence de citoyens de différentes origines a également témoigné de l’importance de la solidarité internationale dans la défense du droit à la vie.
La question des exécutions en Iran relayée dans la presse française
Le 10 octobre, le quotidien La Dépêche du Midi a publié une tribune intitulée « La paix avec Téhéran doit aussi entrer dans les prisons iraniennes pour stopper les exécutions », cosignée par Hamid Enayat et Hamid Asadollahi, membre du CSDHI.
Cette tribune appelle notamment à faire de l’arrêt des exécutions une condition des nouveaux avantages politiques et économiques accordés à Téhéran, avec un mécanisme de vérification indépendant.
Lire la tribune : La paix avec Téhéran doit aussi entrer dans les prisons iraniennes pour stopper les exécutions – La Dépêche du Midi.

Un moment de convivialité pour prolonger la mobilisation
À l’issue de la course, les participants se sont retrouvés autour d’un pot de l’amitié. Ce moment a permis aux personnes présentes d’échanger, de partager leurs impressions et de renforcer les liens entre les participants et les associations mobilisées.
Des photos souvenirs ont également été prises pour immortaliser cette journée de solidarité. Un cadeau symbolique, spécialement associé à la course, a été remis à chaque participant et a été chaleureusement accueilli.
Les organisateurs ont remercié l’ensemble des bénévoles, des associations partenaires et des participants qui ont contribué à la réussite de cette initiative.
Cette journée a rappelé que la lutte contre la peine de mort ne se limite pas aux discours : elle repose aussi sur des gestes citoyens, une mobilisation collective et la volonté de ne pas laisser les victimes tomber dans l’oubli.
En cette Journée mondiale contre la peine de mort, le message porté par les participants reste essentiel : le droit à la vie est universel. Non aux exécutions en Iran et partout dans le monde.
Les associations partenaires de l’initiative
Cette course solidaire a été soutenue par les associations suivantes :
- AIDL International Foundation
- Alliance Internationale (AIDL)
- AIDL Center for Peace and Security Policy (AIDL CPSP)
- AIDL International Forum
- Mille Étoiles
- Comité d’amitié franco-iranienne
- Comité de soutien aux droits de l’homme en Iran (CSDHI)
- Collective Voix d’Iran
- Iran Liberté
- Jeunes pour la Liberté et la Laïcité (JPLL)
- Association des réfugiés politiques pour les droits de l’Homme (ARPDH)
- Vivant les Femmes (VLF)
- Nesali
Le CSDHI remercie chaleureusement toutes les associations partenaires, les bénévoles, les organisateurs et l’ensemble des citoyens qui ont participé à cette course solidaire et contribué à faire entendre la voix des victimes des exécutions en Iran.


