CNRI – Hier, le président du Majlis (parlement) des mollahs, Gholam-Ali Haddad-Adel et le commandant des forces de sécurité de l'Etat (FSE), le général Ismail Ahmadi-Moghadam, ont menacé les femmes et les jeunes et leur ont promis davantage de répression, ont rapporté les agences de presse officielles ISNA et Mehr.
Prenant la défense de la répression croissante des femmes, Ahmadi-Moghadam a déclaré à l'agence Mehr que « les SFE ont arrêté un total de 150.000 individus en infraction au code vestimentaire et qui violent la vie privée des gens. »
Il a exprimé son mécontentement face aux critiques de certains responsables gouvernementaux sur la manière dont les FSE exécutent le plan de répression des « mal-voilées ».
« Les agents clandestins des FSE ont rassemblés photos et documents sur les personnes arrêtées et les ont envoyés aux autorités judiciaires pour qu'elles agissent en conséquence », a-t-il ajouté. Tout en affirmant avec arrogance que 150.000 personnes avaient jusqu'à présent été interpellées, il a dit : « C'est vous qui parlez de lutte contre les mal-voilées. Nous, nous ne lui donnons pas ce nom. C'est quelque chose que vous avez créé. »
Le chef des SFE a jouté: "La société appelle à des mesures plus dures contre ces délits (…) apparemment ça se passe dans une atmosphère détendue (…) Il n'y a pas de brutalités policières. En fait, la société est bien plus propre maintenant."
"Nous soutenons la manière dont les FSE contrôlent la situation", a dit le président du Majlis du régime, qui fait partie des 203 députés ayant pris la défense des actions des SFE.
La présidente de la Commission des Femmes du CNRI, Mme Sarvnaz Chitsaz a déclaré : "le chiffre réel des personnes interpellées est bien plus important que ce que dit Ahmadi Moghadam. Cependant, l'arrestations de 150.000 personnes sous prétexte d'infraction au code vestimentaire indique que le régime cherche à dissimuler son problème immédiat qui est le mécontentement populaire croissant et la montée des émeutes."
Elle a appelé les organisations de défense des droits humains à condamner la politique misogyne des mollahs et à faire libérer les détenus.
Commission des femmes du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 26 avril 2007



