Iran : Aucune protection juridique pour les femmes victimes de violence domestique

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femme violence conjugaleCSDHI – Maryam vit avec ses fils dans une chambre de 9 mètres à Téhéran. Mohammad, 8 ans, souffre une infection sévère dans la jambe. Son père accro lui a interdit d’aller à l’école.
Hassan, 4 ans, n’a pas été vacciné depuis sa naissance. Le père a vendu son troisième fils Reza, âgé de seulement six mois, pour seulement 150 000 toumans afin de payer sa drogue.
Maryam et ses enfants sont privés de nourriture et vivent dans des conditions particulièrement insalubre : aucune hygiène, par exemple. Ils ont été torturés à plusieurs reprises par le père et la médecine légale a confirmé cet état de fait.
Maryam attend désespérément que la loi lui restitue ses droits et qu’elle puisse récupérer son enfant, mais il n’y a aucune protection juridique pour les femmes sous le régime des mollahs.
Le 30 avril, le procureur de Mashhad a admis que la femme qui a été torturée par son mari dans cette ville a interpellé à plusieurs reprises la sécurité sociale et la justice départementale, mais son cas a été oublié.
La veille, le Procureur adjoint de Mashhad avait également admis que les affaires d’Azam et Setayesh n’avaient pas été divulguées dans les médias, mais il y a beaucoup de « Azam et Setayesh » dans tout le pays dont on n’a jamais entendu parler…
Source : Comité des femmes du CNRI