La déclaration de l’Assemblée Générale des Nations Unies traite de la détérioration de la situation des droits de l’homme en Iran

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ban ki moonCSDHI – Concernant les différents aspects de la situation des droits de l’homme en République islamique d’Iran, l’Assemblée générale des Nations Unies a publié une déclaration soulignant la façon dont l’oppression est de plus en plus omniprésente dans le pays. De nombreux défenseurs des droits de l’homme ont estimé que la situation en Iran s’améliorerait quand Rohani prendrait ses fonctions. Cependant, depuis la conclusion de l' »accord avec l’Iran », il y a eu plus que jamais d’oppression dans le pays. Il est le pays détenant le plus haut taux d’exécutions par habitant et il y a encore des exécutions de dissidents politiques et religieux qui ont lieu.

Au cours de l’année 2015, plus de 966 personnes ont été exécutées. Ceci est le chiffre le plus important depuis les deux dernières décennies. Plus de 200 personnes ont été exécutées au cours du premier semestre 2016.

Le rapport note que les procès résultant des exécutions ne répondent pas aux normes internationales de procès équitable garanti par l’article 14 du Pacte, auquel l’Iran est un État qui en fait partie.

Selon un article sur le site Web de Media Express, la déclaration affirme que les femmes, les ressortissants étrangers et les mineurs continuent d’être exécutés en 2015, ainsi que les pendaisons publiques, la flagellation et les mutilations qui sont effectuées.

Le rapport souligne également que, au lieu que la liberté d’expression progresse, une érosion a eu lieu. Cette érosion de la liberté d’expression est notamment présente dans les domaines du journalisme, des médias sociaux et de l’expression artistique.

Le rapport déclare : « En 2015, le gouvernement a signé un accord tripartite avec l’Organisation des assurances de santé d’ Iran et le Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (le HCR) afin de parvenir à l’inclusion de près de 1 million de réfugiés irakiens et afghans dans le dans le système d’assurance maladie public universel subventionné par le gouvernement. Il donne accès à des services de santé dans tous les hôpitaux publics affiliés au ministère de la Santé. Toutefois, les réfugiés continuent à être confrontés à l’inégalité, la discrimination et les mauvais traitements … Seuls les réfugiés ayant un permis de travail délivré par le système Amayesh peuvent travailler. La majorité des provinces ont imposé des restrictions de résidence aux réfugiés. La déportation forcée de réfugiés reste préoccupante. Entre mars 2014 et ars 2015, 216 923 personnes, dont 1772 enfants, auraient été expulsés de force de la République islamique d’Iran ».

La déclaration fait également part de sa préoccupation au sujet des réfugiés et des migrants afghans qui sont recrutés par les autorités iraniennes, même les mineurs, pour aller combattre en Syrie.

Les droits des femmes sont aussi un important sujet d’intérêt pour la communauté internationale. Les autorités iraniennes ont insisté sur le fait que des progrès ont été accomplis, mais le rapport indique que très peu a été fait pour atteindre l’égalité des sexes. Les femmes journalistes et les militantes des droits de l’homme continuent d’être opprimées, humiliées et placées en détention.

Les minorités religieuses et ethniques sont également réprimées et endurent une discrimination continue. La minorité religieuse bahaïe, par exemple, a été décrite comme une « secte populiste » par les autorités iraniennes, qui les empêchent de participer à la vie économique en Iran ».

Dans le rapport, le gouvernement iranien a été invité à publier un moratoire sur l’utilisation de la peine de mort en Iran. Il a appelé à une réduction des lois et des règlements qui « empêchent les acteurs de la société civile de travailler en toute sécurité et en toute liberté et de promouvoir le bien-être des minorités ethniques et religieuses ». Il a également exhorté l’Iran à se joindre à des protocoles internationaux pour le maintien de ces droits et de promouvoir la coopération internationale.
Source : Stop au Fondamentalisme