La violation de la loi sur le hijab entraîne la mise sous scellés du bureau de Turkish Airlines à Téhéran

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CSDHI – La police iranienne ferme le bureau de Turkish Airlines en raison de la controverse sur le hijab
À Téhéran, la capitale de l’Iran, le bureau local de Turkish Airlines a été mis sous scellés par la police. Cette mesure a été prise après que les employées de la compagnie aérienne, qui sont des citoyennes iraniennes, auraient refusé de se conformer à la loi iranienne sur le hijab obligatoire. Le refus des employées de porter le voile, obligatoire en Iran, a conduit la police à émettre un premier avertissement pour « non-respect du hijab ». Les employées ont toutefois résisté, ce qui a conduit à la fermeture du bureau.

L’agence de presse semi-officielle Tasnim a rapporté que le bureau pourrait être autorisé à rouvrir mercredi, mais la police n’a pas confirmé cette information.

Bureau de Turkish Airline

Turkish Airlines n’a pas encore commenté l’incident. Cet événement survient dans un contexte de tensions et de protestations continues liées aux lois iraniennes sur le hijab obligatoire. Après la mort de Mahsa Amini, 22 ans, en septembre 2022, arrêtée par la police des mœurs du pays parce qu’elle ne portait pas de hijab, des manifestations de masse ont éclaté dans tout l’Iran. Malgré l’apaisement de ces manifestations, la décision de certaines femmes iraniennes de se montrer en public sans foulard continue de défier la théocratie du pays.

Au fil des ans, les autorités iraniennes ont fermé des centaines d’entreprises, qu’il s’agisse de magasins, de restaurants, de pharmacies ou de bureaux, pour avoir autorisé leurs employées à ne pas porter le foulard. Ces mesures d’application ont été renforcées à l’approche de l’élection présidentielle iranienne de juin, qui visait à remplacer le défunt président Ebrahim Raïssi.

La police de Téhéran ferme le bureau de Turkish Airlines après que ses employées aient défié la loi iranienne sur le hijab

Le hijab est devenu un code vestimentaire obligatoire pour les femmes en Iran après la révolution de 1979. Les femmes qui ne portent pas le foulard ou qui sont considérées comme ne le portant pas correctement sont passibles d’une amende ou d’une peine d’emprisonnement. Récemment, des députés iraniens ont réclamé des sanctions plus sévères pour dissuader les femmes d’enfreindre les lois sur la pudeur. Le projet de loi sur le foulard et la chasteté prévoit d’augmenter les amendes et les peines d’emprisonnement, et même d’utiliser l’intelligence artificielle pour identifier les contrevenants.

Le rôle du hijab obligatoire dans la stratégie de survie du régime iranien

Dans tout l’Iran, une vague de protestations a vu le jour pour s’opposer à la loi sur le hijab obligatoire. Depuis que cette loi a rendu obligatoire le port du foulard par les femmes iraniennes, toute infraction est sanctionnée par des amendes et des peines de prison. Cette situation a déclenché une série de mouvements menés par des activistes et des personnes ordinaires, qui remettent en question le port obligatoire du hijab dans le but d’obtenir davantage de libertés et de droits pour les femmes.

Ces manifestations constituent une partie importante du mouvement démocratique iranien plus large.

Les bureaux de Turkish Airlines à Téhéran ont été mis sous scellés par la police parce que les employées iraniennes ne respectaient pas la loi iranienne sur le hijab obligatoire. Malgré un avertissement concernant le port du voile, les employées ont résisté, ce qui a entraîné la fermeture du bureau. L’agence de presse semi-officielle Tasnim a évoqué une possible réouverture mercredi, mais la police n’a pas confirmé cette information.

Turkish Airlines n’a pas commenté la situation. Cet incident fait suite aux tensions persistantes en Iran concernant la loi sur le hijab, en particulier après la mort de Mahsa Amini en 2022, qui a déclenché des manifestations de masse. Bien que ces manifestations se soient calmées, le refus de certaines femmes iraniennes de porter le hijab continue de poser problème au gouvernement.

Les autorités iraniennes ont toujours fermé de nombreuses entreprises pour non-respect de la loi sur le hijab et ont intensifié ces actions avant l’élection présidentielle pour remplacer le président Ebrahim Raïssi. Le port du foulard est obligatoire depuis la révolution de 1979, les contrevenantes s’exposant à des amendes ou à des peines d’emprisonnement. Des propositions récentes prévoient des peines plus sévères et même l’utilisation de l’intelligence artificielle pour identifier les contrevenantes.

Les manifestations contre la loi sur le hijab s’inscrivent dans le cadre plus large du mouvement démocratique iranien, dans lequel des militants et des citoyens plaident pour davantage de libertés et de droits pour les femmes.

Source : Iran News Wire