Louis Freeh, ancien directeur du FBI : Se préparer à rendre des comptes dans l’Iran de l’après-régime

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CSDHI – Lors du sommet mondial « Free Iran 2024 » qui s’est tenu à Paris, l’ancien directeur du FBI, Louis Freeh, a prononcé un discours convaincant dans lequel il a souligné la nécessité de préparer la justice à la suite de l’effondrement potentiel du régime iranien.

M. Louis Freeh a souligné l’importance de l’obligation de rendre des comptes, et plus particulièrement la nécessité de poursuivre les criminels de guerre responsables d’actes odieux sous le régime actuel.

Le directeur Louis Freeh a salué la persévérance et le courage de Maryam Radjavi et de la Résistance iranienne, et s’est dit convaincu que leurs efforts aboutiraient bientôt à un changement significatif. Il a rappelé les nombreux défis auxquels le régime iranien est confronté pour rendre compte de ses actions, évoquant l’attentat à la bombe des tours Khobar en 1996, qui a entraîné la mort de 19 Américains et a été orchestré par le Corps des gardiens de la révolution islamique et le Hezbollah.

M. Louis Freeh a critiqué la politique d’apaisement menée depuis longtemps à l’égard de l’Iran, soulignant l’absence de tentatives sérieuses pour traduire les auteurs de ces actes en justice. Il a appelé à une action immédiate pour documenter et archiver les preuves, afin que les procureurs disposent des ressources nécessaires pour tenir les criminels du régime pour responsables une fois qu’il sera tombé.

Soulignant la large compétence des lois américaines sur le terrorisme, M.  Louis Freeh a exhorté la communauté internationale à commencer dès maintenant à planifier le processus d’établissement des responsabilités. Il a souligné l’importance de la justice pour les victimes et leurs familles et la nécessité de reconstruire l’Iran sur la base de l’obligation de rendre des comptes et de l’État de droit.

Dans son discours, M. Louis Freeh a mis l’accent sur deux points principaux : la lutte pour la liberté menée par le peuple iranien et le leadership de Maryam Radjavi, et la nécessité cruciale de rendre des comptes après l’effondrement du régime. Il a exprimé sa conviction que le régime est sur le point de s’effondrer, soit progressivement, soit soudainement, comme l’indiquent les développements récents.

M. Louis Freeh a rejeté l’idée d’une commission de vérité et de réconciliation pour les crimes de guerre commis par le régime, préconisant plutôt des poursuites et des procès. Il a appelé à la mise en place de tribunaux de première instance ayant la compétence et la capacité de condamner et de punir les personnes reconnues coupables.

Réfléchissant à la politique passée des États-Unis à l’égard de l’Iran, M. Louis Freeh a déploré les années d’apaisement qui ont permis au régime de se soustraire à l’obligation de rendre des comptes. Il a raconté une anecdote datant de l’époque où il était en poste, en 1993, lorsque les efforts déployés pour enquêter sur les activités iraniennes aux États-Unis se sont heurtés à la résistance du département d’État. Il a également évoqué l’attentat à la bombe des tours de Khobar et les difficultés rencontrées par la suite pour traduire les responsables en justice.

Malgré les efforts déployés pour demander des comptes, M. Louis Freeh a noté qu’aucune administration américaine depuis 1996 n’a fait d’efforts concertés pour extrader les 14 personnes inculpées pour l’attentat à la bombe des tours de Khobar. Il a critiqué l’absence de mesures de responsabilisation dans les négociations avec l’Iran, même lorsqu’il s’agit d’accorder une aide financière et de lever les sanctions.

M. Louis Freeh a conclu en insistant sur la nécessité de planifier dès maintenant la poursuite de milliers de criminels de guerre lorsque le régime iranien s’effondrera. Il a appelé à la documentation et à l’archivage des preuves, ainsi qu’à la préparation des dossiers afin que la justice puisse être rendue rapidement. Il a souligné la large compétence des lois américaines sur le terrorisme, qui permettent de poursuivre des individus ayant un contact minime avec les États-Unis, souvent par le biais de transactions financières.

En se préparant dès maintenant à rendre des comptes, la communauté internationale peut s’assurer qu’une dette importante sera payée aux victimes et à leurs familles une fois qu’un nouveau gouvernement aura pris le pouvoir en Iran.

Source : Stop Fundamentalism