CSDHI – Les médias officiels iraniens ont rapporté les pendaisons publiques de deux hommes anonymes à Khomein pour vol à main armée.
Iran Human Rights condamne le retour des pendaisons publiques dans les rues iraniennes et demande à la communauté internationale de traiter sérieusement ce type d’exécution en Iran. La première exécution publique de 2024 a eu lieu le 26 août.
Le directeur d’IHRNGO, Mahmood Amiry-Moghaddam, a déclaré précédemment : « Les pendaisons publiques sont un acte inhumain, cruel et dégradant qui ne fait pas seulement des victimes parmi les accusés, mais aussi parmi le grand public. La communauté internationale doit condamner ce châtiment barbare avec la plus grande fermeté. Nous assisterons à d’autres exécutions publiques si la communauté internationale ne réagit pas de manière appropriée.
Selon la nouvelle agence judiciaire Mizan, deux pendaisons publiques hommes ont été pendus publiquement à Khomein, dans la province de Markazi, le 30 septembre. Ces hommes, dont le nom n’a pas été révélé, avaient été condamnés à mort pour moharebeh (inimitié à l’égard de Dieu) et efsad-fil-arz (corruption sur terre) pour vol à main armée par le tribunal révolutionnaire.
Ebrahim Gamizi, le procureur du Khomein, a déclaré que les deux hommes avaient été arrêtés pour un vol à main armée le 15 décembre 2020, lorsqu’ils se sont heurtés à un policier et l’ont tué en s’enfuyant. Ils ont ensuite été arrêtés et condamnés à l’exécution publique.
Il s’agit des deuxième et troisième pendaisons publiques enregistrées en Iran en 2024. La première a eu lieu le 26 août à Shahroud. L’année 2021 est la première année depuis plus de dix ans au cours de laquelle la République islamique n’a procédé à aucune exécution publique. Cela fait suite à l’année 2020, au cours de laquelle une seule exécution a été enregistrée, soit le nombre le plus bas depuis 2008, année où Iran Human Rights a commencé à suivre systématiquement les exécutions en Iran. Rien n’indique que la baisse du nombre d’exécutions publiques soit le résultat d’un changement de politique, mais plutôt une conséquence des restrictions imposées par la pandémie de COVID-19. En 2022, les pendaisons publiques sont revenues dans les rues d’Iran avec deux personnes exécutées publiquement. Ce nombre est passé à sept en 2024.
Source : IHR



