PRNewswire, 23 avril – L’Organisation des communautés irano-américains ( OIAC ) s’inquiète des informations selon lesquelles des prisonniers politiques dans les prisons d’Evin et de Ghezal-Hessar en Iran ont été attaqués lors d’un raid mené par le ministère iranien du Renseignement au cours duquel des agents ont sauvagement battu et torturé des prisonniers sans défense. Cet incident est le dernier exemple de la guerre perpétuelle du régime iranien contre les droits humains, menée avec l’intention spécifique de terroriser la population et les dissidents politiques emprisonnés.
Une déclaration d’Amnesty International sur le raid a déclaré que dans la matinée du 17 avril, des hommes du ministère du Renseignement, avec environ 100 gardes en tenue anti-émeute auraient pénétré dans la section 350 de la prison d’Evine, probablement pour effectuer une enquête. Au moins quatre des prisonniers blessés ont été transférés dans un hôpital en dehors de la prison.
Des dizaines de prisonniers ont été transférés de la section en isolement. Un certain nombre de prisonniers de la section ont entamé une grève de la faim. Les familles des prisonniers politiques ont protesté contre l’attaque et se sont depuis rassemblés devant la prison d’Evine exigeant des réponses.
Un tel mauvais traitement des prisonniers sans défense indique le désespoir et la haine erratique du régime iranien contre les dissidents. Ces actes trahissent l’état désespéré d’un régime moribond qui ne peut tolérer aucune forme de dissidence ou de résistance, y compris de ceux qui croupissent dans les cachots de ses prisons les plus célèbres.
C’est également un exemple de plus de la réalité de la vie en Iran sous son soi-disant Président « modéré », Hassan Rohani. Loin d’alléger les restrictions imposées aux dissidents, le gouvernement de Rohani a doublé la répression et la brutalité contre ceux qui cherchent un vrai changement.
L’Iran exécute ses habitants et continue de refuser aux détenus un procès équitable. Dans son rapport du mois de mars 2014, le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme en République islamique d’Iran notait par exemple que, « bien que le système pénitentiaire de la République islamique d’Iran ait une capacité officielle de 113 000 places, en 2010 il y avait plus de 204 000 détenus, soit près du double de sa capacité maximale d’occupation ».
L’OIAC condamne ce raid barbare contre les prisonniers politiques et appelle la communauté internationale à faire preuve de solidarité envers les prisonniers politiques iraniens. Les actions de l’Iran sont en violation flagrante du droit international humanitaire et ne doivent être ni ignorées ni tolérées.



