CSDHI – C’est par grappes entières que le régime iranien pend la jeunesse, privant le pays de son printemps, de ses talents, de sa force vive. En onze jours il vient encore de pendre 34 jeunes, qui dépassaient à peine leurs vingt ans.
On est en droit d’être scandalisé par ce génocide, car depuis l’arrivée de Rohani à la présidence, ils sont plus de 700 à avoir été pendus. Mais il faut aussi s’indigner devant l’indifférence de la communauté internationale et surtout des démocraties qui ferment les yeux avec complaisance sur autant de morts.
Les délégations parlementaires et commerciales se bousculent aux portillons des mollahs en Iran, dernièrement encore le sénateur Marini qui parlait doctement des opportunités, sans un mot, sans un regard de compassion pour cette jeunesse sacrifiée dans tous les sens du terme sur l’autel des contrats économiques. Quid du courage ? Quid des valeurs, autres que celles de la balance commerciale ?
Pour le 1er mai, Journée internationale des travailleurs, le régime inhumain des mollahs a pendu trois condamnés qui s’appelaient Mostafa Nazi-Tchalvi, Amir Rouzedar et Babak Vavni à la prison de Bandar-Abbas, dans le sud de l’Iran. Ainsi, le nombre des exécutions en onze jours, du 21 avril au 1er mai (qui correspondent au onze premiers jours du mois iranien Ordibehecht) s’élève à 34. Au moins cinq de ces exécutés avaient entre 20 et 23 ans.
• A Karadj, en banlieue de Téhéran les 21 et 22 avril, onze prisonniers ont été pendus en deux groupes à la prison de Ghezel-Hessar et à celle de Gohardacht. Un des condamnés de Ghezel-Hessar avait 20 ans et s’appelait Rassoul Talebi.
• A Kermanchah, dans l’ouest de l’Iran, le 27 avril, au moins sept détenus ont été exécutés à la centrale de Dieselabad. Il s’agissait pour deux d’entre eux de Fariborz Siabani et Fatahi.
• A Machad, dans le nord-est de l’Iran, les 21, 28 et 29 avril, il y a eu six pendaisons, dont celle d’un jeune de 20 ans.
• A Zahedan, dans le sud-est, les 22 et 24 avril trois détenus ont été exécutés à la maison d’arrêt centrale.
• A Zabol, dans l’est, trois prisonniers politiques de la minorité baloutche sunnite, qui avaient entre 20 et 23 ans, ont été pendus en public le 26 avril.
• A Semnan, toujours le 26 avril, un condamné a été lui aussi été pendu en public.



