Le régime iranien sous le feu de l’ONU pour ses violations des droits de l’homme

CSDHI – Un grand nombre des 100 diplomates qui ont pris la parole vendredi lors d’un débat des Nations Unies sur les violations des droits humains en Iran ont exprimé leur indignation face à la situation des prisonniers politiques, des femmes et des minorités religieuses. Ils ont également critiqué les arrestations et le harcèlement des journalistes, les aveux forcés et le manque d’accès à un procès équitable sous la dictature religieuse.

Les diplomates de l’ONU ont mis en évidence la flambée du nombre d’exécutions et condamné la pendaison récente de Reyhaneh Jabbari malgré la campagne internationale pour épargner sa vie.
Cette multiplication des pendaisons a été mise en évidence par le Rapporteur Spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’homme en Iran, Ahmed Shaheed, qui maintient que le régime a exécuté au moins 850 personnes ces 15 derniers mois.

Le Représentant de la Grande-Bretagne à l’ONU a déclaré que son pays était « profondément préoccupé par la forte augmentation des exécutions en Iran au cours de l’année écoulée ».

La France a condamné la montée en flèche des exécutions en Iran et a demandé un « moratoire sur la peine de mort ».

L’Allemagne a demandé l’arrêt des exécutions publiques qui ont eu lieu partout en Iran.

Des pays, comme la Suisse, ont souligné que la mise à mort de la jeune étudiante Reyhaneh Jabbari, illustrait l’injustice de ce régime.

Mohammad Javad Larijani, le Secrétaire général du Conseil « des droits de l’homme » du régime iranien a défendu le bilan de Téhéran, y compris la pendaison de Reyhaneh Jabbari – exécutée pour avoir tué son violeur en légitime défense, un agent de la police politique.

Défendant les lois inhumaines des mollahs (connues sous le nom « qessas » ou loi du talion), Larijani a pas hésité à exhorter les pays occidentaux à « examiner la question ».

Il a qualifié le « talion », une loi inhumaine encourageant à crever les yeux, l’amputer des mains et des pieds, et les pendaisons de mineurs, de «particularité unique » de son régime.

Il a même déclaré à la presse genevoise « qu’il serait utile aux pays occidentaux de l’examiner ».

Larijani a fermement défendu le système judiciaire du régime, en insistant sur le fait que « Tous les ressortissants de l’Iran sont égaux devant la loi ».

Ces allégations ont été balayées par une série d’ONG qui fustigent l’absence de progrès depuis le dernier examen du dossier des droits de l’homme en Iran en 2010. Elles ont condamné les lois et les pratiques discriminatoires qui portent atteinte aux droits des femmes et des minorités religieuses et ethniques, parmi d’autres.