Iran : Le traitement cruel et inhumain subi par Narguesse Mohammadi doit cesser

narguesse mohamadi

narguesse mohamadiCSDHI, 27 octobre – (Genève-Paris) – L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, un programme conjoint de la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), dénonce vivement le traitement cruel et inhumain de la défenderesse des droits de l’homme arbitrairement emprisonnée en Iran, Mme Nargess Mohammadi.

Mme Nargess Mohammadi, porte-parole et vice-présidente du Centre des défenseurs des droits de l’homme (DHRC) qui se trouve arbitrairement emprisonnée depuis mai 2015, est enchaînée par les pieds et les mains à son lit depuis son transfert à l’hôpital le 11 octobre 2015. Depuis son hospitalisation, elle a souffert de convulsions au moins à trois reprises. Un agent féminin de la sécurité est assise tout près de son lit 24H sur 24 et deux gardes surveillent à l’extérieur sa chambre et empêchent ses amis de lui rendre visite, mais certains membres de la famille ont pu obtenir des visites restreintes.

Mme Mohammadi, qui souffre de paralysie musculaires et de complications pulmonaires, a été victime d’une attaque nerveuse le 6 octobre 2015, qui a provoqué un engourdissement partiel de son corps. Elle a été conduite chez des spécialistes dans un hôpital à l’extérieur de la prison, le même jour, où des neurologues ont demandé son hospitalisation immédiate. Les fonctionnaires n’ont pas tenu compte de cette instruction et elle a été renvoyée dans la prison d’Evine. Enfin, les responsables de la prison ont décidé de la renvoyer à l’hôpital le 11 octobre, et ils l’ont menottée avec une telle force avant de quitter la prison que cela lui a provoqué une attaque de panique. Mme Mohammadi a été arbitrairement arrêtée le 5 mai 2015, soi-disant pour y achever le reste d’une peine de prison de 6 ans qu’elle avait commencé à purger entre le 21 avril et le 31 juillet, 2012, et qu’elle avait été libérée sous caution pour raisons médicales. Elle souffrait déjà des mêmes symptômes qui ont ces derniers jours provoqué son hospitalisation. Depuis son arrestation, elle a été soumise à un harcèlement judiciaire qui ne fait que croître et à de multiples violations de ses droits.

Source : Les Défenseurs des droits humains – 19 Octobre, 2015)