CSDHI, le 14 décembre – Marquant la Journée internationale des droits humains, la militante Nasrin Sotudeh a dit : « Nous avons surpassé la Journée internationale des droits de l’homme à un moment où un grand nombre de nos amis et compatriotes sont toujours en prison en raison de décisions injustes rendues par les tribunaux de la révolution. Un certain nombre de prisonniers ont été exécutés sur la base de ces mêmes décisions. Sans aucun doute, aujourd’hui est le meilleur moment pour nous rappeler de leurs douleurs et de leurs souffrances, les douleurs parmi toutes celles de tous les êtres humains. Mohammad Ali Taheri fait partie des prisonniers qui ont été condamnés à mort tout simplement pour ses convictions. Ses audiences ont eu lieu derrière des portes closes.
Mahmoud Beheshti Langroudi, condamné à 9 ans de prison lors d’une audience qui n’a duré que quelques minutes, est en grève de la faim depuis plus de 16 jours pour protester contre cette décision injuste délivrée contre lui. Il a réitéré dans une lettre envoyée depuis l’intérieur de la prison :
« Je proteste contre les décisions cruelles prononcées pendant des audiences tenue à huis clos et sans la présence de jury. Je suis une des victimes de ces tribunaux ».
Des affaires sont ouvertes grâce à des plaintes émises par des entités de sécurité et auxquelles le procureur donne suite, puis au tribunal le défendeur n’a pas le droit d’avoir un avocat et il ou elle est poursuivi(e) à huis clos, où les tribunaux sont incapables d’émettre des décisions justes. Les décisions rendues contre Taheri et Langroudi doivent être révoquées en raison des poursuites injustes et des décisions injustes prononcées contre eux ».



