Iran : Narges Mohammadi met fin à sa grève de la faim après avoir obtenu satisfaction

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narges mohamadi1CSDHI – Narges Mohammadi, prisonnière d’opinion, enfermée dans la section des femmes de la prison d’Evine, a mis fin à sa grève de la faim au terme de son vingtième jour, ayant obtenu satisfaction par rapport à ce qu’elle demandait. Elle avait fait objection à l’absence d’accès à toute communication avec ses enfants et a enfin reçu un appel téléphonique de ses enfants.

M. Taghi Rahmani, le mari de cette prisonnière a annoncé qu’après qu’elle ait eu une conversation téléphonique avec ses enfants, elle a mis un terme à sa grève de la faim.

Mme Mohammadi avait écrit une lettre expliquant pourquoi elle avait pris la décision de faire une grève de la faim, en déclarant : « je n’ai pas d’autres demandes que de bénéficier d’appels téléphoniques avec mes enfants », et elle a déclaré que malgré le handicap physique, il n’y avait aucun autre moyen pour elle, de faire part de son sentiment de «mère» et de sa dépression due au manque de ses enfants, à l’exception de faire une grève de la faim.

En outre, le 30 juin, le procureur de Téhéran, dans une rencontre avec Narges Mohammadi dans la prison d’Evine, lui avait annoncé que les responsables de la sécurité étaient en désaccord avec sa demande.

Cette militante des droits de l’homme, qui a récemment été honorée comme une « championne de la liberté d’information », par les Reporters sans Frontières, a été condamnée à 16 ans d’emprisonnement par un tribunal présidé par le juge Salvati.

Il a été dit que sa principale accusation était sa collaboration visant à établir la campagne de LEGAM (une campagne visant à abolir la peine de mort, étape par étape).

Cette militante civile souffre d’une embolie pulmonaire et de maladies musculaires invalidantes et selon les médecins les symptômes de ces deux maladies sont exacerbés dans la prison et à cause d’un environnement stressant.

Elle a plusieurs fois fait des chocs nerveux en prison alors qu’elle était menottée à un lit à l’hôpital.

Il est à noter que Amnesty International a récemment publié une déclaration et a vivement protesté contre la peine de Narges Mohammadi et appelé celle-ci :une attaque tous azimuts contre les défenseurs des droits de l’homme. Le Directeur du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord d’Amnesty International ont dit que les autorités iraniennes devaient la libérer immédiatement et sans condition.

Source Hrana